Interview

Le printemps du rire : un off à ronger

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le 6 mars 2020 Temps de lecture : 3 min.
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Entendre Vialatte incite à relire ce génial billettiste qui inspira Desproges et traduisit Nietzche.

Le Printemps du rire a 25 ans cette année. Comme Jordan Bardella et EnjoyPhoenix. Pour marquer dignement ce quart de siècle, le festival d’humour historique de Toulouse soutenu par le Conseil départemental continue de se démarquer de la concurrence. Outre la programmation habituelle des vedettes du moment (Bigard, Ladesou, Aram, Janssens, Magdane, La Bajon, Roumanoff, Mira) le Printemps enfonce le clou du festival Off, qui a rencontré un grand succès l’an passé. Au Pavé, au Grand Rond comme à Balma, Labarthe-sur-Lèze ou Salvagnac, des spectacles toujours drôles mais sortant du cadre du stand up ou de la comédie pure, devraient insuffler le supplément d’âme nécessaire à ce genre de rendez-vous. Parmi ces affiches off, la création 2017 de la compagnie 11H11 : L’homme est le seul animal qui porte des bretelles (c’est ce qui le distingue nettement du boa). Dans ce spectacle drôle et juste, Marc Compozieux et Alexis Gorbatchevsky disent les textes d’Alexandre Vialatte, génial billettiste du journal La Montagne. Les entendre donne envie de relire celui qui inspira Desproges, traduisit Nietzche et eut ce mot magique : « Sauf erreur, je ne me trompe jamais ».

Le Printemps du rire, du 6 mars au 5 avril. L’homme est le seul animal qui porte des bretelles, au théâtre du Grand Rond les 12 et 13 mars.

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