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Il est candidat, mais vous ne le saviez pas !

Tchan, L’ovni du scrutin

PAR Jean COUDERC | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 2 min

Dernier candidat, avec Julian Menendez du Parti ouvrier indépendant, à se présenter au scrutin municipal à Toulouse, Peov Chankiry Duch n’est le représentant d’aucune paroisse. Ou bien de toutes. Boudu a essayé de comprendre.

Rencontrer Peov Chankiry Duch, dit Tchan pour les intimes, a quelque chose de troublant, voire de déconcertant. Dans un contexte général anxiogène-et ce bien avant la propagation de l’épidémie de coronavirus-les candidats à l’élection municipale toulousaine ont tout adopté une mine (grave) de circonstance. Face au défi climatique, la menace sur l’emploi ou la montée de la délinquance, aucun ne semble pas avoir le cœur à rigoler. Voire même à sourire. Tous à part Tchan, candidat à la tête de la liste « En avant Toulouse ». Un paradoxe que ce Cambodgien de naissance, réfugié en France pour fuir le régime de Pol Pot, explique par son parcours. Arrivé à Mazamet, après un transit par Leucate, à l’âge de 7 ans, il se souvient comme si c’était hier de la qualité de l’accueil en terre tarnaise : « On a été formidablement bien reçu par le voisinage. Pour nous qui venions d’un pays où la dictature était terrible, c’était miraculeux. » le jeune homme, naturalisé deux ans après son arrivée, va dès lors tout faire pour s’intégrer au mieux dans la société française. En se fixant une ligne de conduite : faire le bien autour de lui : « Quand on a vécu la mort, on veut le bien pour les autres », justifie-t-il. Après avoir caressé le rêve de devenir pilote de chasse, il tâtonne un moment (deug de géographie, éducateur en informatique…) avant d’être embauché en tant qu’agent de sécurité par ADP…où il ne reste que deux ans avant de passer le concours de la police nationale. Avec une fois encore, une justification désarmante : « Pour protéger notre population, on a besoin d’une arme. » Après 8 années passées à Paris, il est muté à Toulouse puis à Mazamet pour se rapprocher de ses parents avec lesquels il vit depuis 2 ans ½ : « Cela leur permet de voir grandir leur petite-fille. » Mais alors pourquoi se présenter à Toulouse, plutôt quq’à Castres, Albi ou Mazamet ? « A cause de mon travail de policier. Et Toulouse est une ville que j’adore, où j’ai fait mes études, qui est riche de sa diversité. » Mais pourquoi aurait-elle besoin de Peov Chankiry Duch à sa tête ? Tout simplement pour que les Toulousains vivent mieux. « Le challenge, c’est celui-là. » Pour y parvenir, celui qui est aussi chanteur dans un groupe de rock alternatif, veut créer un bureau d’investissement économique pour attirer des entreprises à Toulouse, seul moyen pour rendre la ville « plus riche ». Sans étiquette revendiqué, Tchan promet d’être un maire plus disponible que l’actuel locataire du Capitole : « M.Moudenc gère plutôt bien les aménagements mais il n’est pas assez disponible pour les gens. Être à la responsabilité d’une ville, c’est être joignable. On a besoin de remettre de la simplicité dans la vie politique. »

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.