Enquête

Jean-Luc MoudencLe miraculé

le 13 juillet 2020 Temps de lecture : 6 min.
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Donné perdant par plusieurs sondages dans la dernière ligne droite de la campagne, Jean-Luc Moudenc a réussi  à conserver son fauteuil de maire, à l’issue d’un scrutin marqué par une participation plus importante qu’au premier tour, due  en partie à un nombre accru de procurations.

Depuis le début de la campagne, il n'avait cessé de répéter, au risque de faire sourire les observateurs de la vie politique locale, que le scrutin serait serré et qu’Antoine Maurice constituait un adversaire de taille. Et au fond, il n’avait pas tort ! Annoncé comme le grandissime favori à sa réélection, Jean-Luc Moudenc a dû finalement cravacher dans la dernière ligne droite pour ne pas être lui aussi emporté par la vague verte qui a déferlé sur cette élection municipale.
Arrivé en tête au soir du premier tour, juste avant le confinement, avec à peine 36 % des suffrages, le maire de Toulouse disposait alors d’un faible réservoir de voix dans la perspective du second tour. D'autant que la gauche, en dépit du désistement de Nadia Pellefigue, réalisait, en un temps record au début du déconfinement, une union de nature à croire la victoire finale possible. Un revirement de tendance confirmé par trois sondages qui donnaient tous Antoine Maurice vainqueur au soir du 28 juin. Mais ces enquêtes d’opinion favorables à la tête de liste d’Archipel Citoyen ont sans doute eu le mérite de mobiliser les troupes du maire sortant pour convaincre leur électorat de voter ou de signer des procurations. Une chose est sûre : avec une participation supérieure de 8 points par rapport au premier tour, ce sont les abstentionnistes du 15 mars, et les procurations plus nombreuses qu'à l'accoutumée, qui ont fait basculer le scrutin.

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