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Interview

« Arrêtons la cacophonie » – Jean-François Renac

PAR Jean COUDERC | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 3 min

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Mi-septembre, les professionnels de l’événementiel et du spectacle, réunis au sein du collectif Alerte rouge, ont éclairé plusieurs bâtiments de la ville en rouge pour alerter l’opinion publique sur les difficultés traversées par la filière. Leur porte-parole, Jean-François Renac, nous confie ses craintes et ses espoirs.

Quelle est la situation des professionnels de l’évènementiel ?
Ils sont tous impactés, mais à des degrés différents. Si je prends le cas de Miharu, mon entreprise, la situation est préoccupante mais pas dramatique. Nous devrions terminer l’année avec un recul de l’activité de l’ordre de 50 %. C’est considérable mais vu que l’on a bien géré jusqu’à présent, on devrait passer le cap. On commence par exemple juste à consommer les PGE (prêt garanti par l’État). Mais nous sommes une minorité dans cette situation.

C’est-à-dire ?
On déplore déjà une petite dizaine de procédures de sauvegarde, des cas de redressements et des arrêts d’activité, même s’ils ne sont pas tous liés à la Covid. Sur l’ensemble de la profession, à Toulouse, on risque d’avoir quelques dizaines de pourcentages de dépôts de bilan. Les gens qui ont utilisé le PGE pour tenir jusqu’à maintenant ne s’en sortiront pas si l’activité ne repart pas.
À quel moment avez-vous compris que le ciel s’assombrissait pour votre secteur ?
On a compris l’ampleur de la crise lorsqu’on a commencé, la 3e semaine de février, à avoir des reports et des annulations de la part de grandes entreprises, type Airbus, Vinci, La Poste ou EDF. On s’est alors dit qu’ils devaient avoir des informations que l’on n’avait pas. C’est la raison pour laquelle on a créé sans attendre le mouvement SOS Events 31. Ensuite, tout s’est arrêté net dès le début du confinement. Renvoyer les salariés chez eux a été un moment très compliqué…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.