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L’édifice préféré – TSE

Livré l’an dernier après six ans de travaux épiques, le bâtiment de la Toulouse School of Economics est déjà doublement couronné. Après le prix Pritzker (sorte de Nobel des archis) remis en mars à ses conceptrices irlandaises, l’édifice a reçu fin novembre le prix de l’Équerre d’Argent. Intrigué par son austérité apparente, Boudu s’en est fait ouvrir les grilles pour découvrir son architecture intérieure. Et imaginer son influence sur les 200 chercheurs et doctorants qui, menés par Jean Tirole, y pensent l’économie de demain.
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L’édifice préféré – TSE

  • Laisse béton
    Derrière les grilles, une époustouflante cathédrale de béton distribue escaliers, paliers, coursives et terrasses. Par beau temps, les lignes pures et les nuances de gris tranchent joliment avec les pans de brique rose et les trouées de ciel bleu. Mais sitôt le soleil disparu, un climat oppressant à la Brazil s’installe. Peut-être pas l’atmosphère idéale pour penser l’économie de demain.

  • L’attaque des colonnes
    La structure particulière du bâtiment tient à son parti-pris étonnant : la réinterprétation des colonnes centrales du couvent des Jacobins dans la structure en forme de colonne de la cage d’ascenseur.

  • Briquorama
    TSE est cernée par la brique toulousaine : Saint-Pierre-des-Cuisines (Ve siècle), Saint-Pierre des Chartreux (XVIIe) et le mur d’enceinte de la ville (XVe). Les architectes irlandais ont donc naturellement opté pour la brique foraine d’Occitanie. Mêmes dimensions, même argile locale. On en compte 300 000 en tout.

  • Inter / exter
    Le cahier des charges imposait un bâtiment « ouvert ». Mission accomplie. Le cœur de l’édifice est un étonnant intérieur/extérieur. Mieux vaut dès lors ne pas fermer son pépin en entrant les jours de pluie, sous peine d’être arrosé dans les escaliers par l’eau gouttant des gargouilles.

  • Le signe des cloîtres
    Source d’inspiration principale des architectes : les tours, les ponts, les arches et les édifices religieux anciens de la ville. Avec ses colonnes de brique et ses 22 mètres offerts à la déambulation, le « cloître du ciel » a été pensé comme le pendant suspendu des cloîtres des Augustins et des Jacobins.

Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.