#24 COUV_BD

Boudu 24 – décembre 2017

24,50

Xavier, Garcia, Samaran : mais pourquoi les Toulousains ne jurent-ils que par eux ?

À Toulouse, restaurateurs et particuliers vont chez Garcia pour la charcuterie, Samaran pour le canard et Xavier pour le fromage, comme ils vont à Ernest-Wallon pour le rugby, au Capitole pour l’opéra et au Pas-de-La-Case pour le Ricard. Boudu analyse ce réfexe pavlovien.

Jean-Paul Chambas : con mais bon

Faut-il présenter Jean-Paul Chambas comme un Rastignac vicois, un dandy, un mondain, ou comme un peintre sans fard ni effets de manche capable de transcender l’espace contraint d’un cadre ou d’une scène avec des chimères sans limite ? Les deux, mon général.

Cher Père Noël

Quelques personnalités toulousaines évoquent de bons et de mauvais souvenirs de cadeaux de Noël et profitent de Boudu pour poster leur lettre au Père Noël sans avoir à payer le timbre.


EDITO : PANURGE

Sans se prendre pour un candidat au Dîner presque parfait, il est humain de vouloir impressionner ses convives quand on reçoit. Doit-on nécessairement, pour y parvenir, leur servir «de la marque»? C’est ce que semble révéler l’enquête publiée par Boudu ce mois-ci. Mais en s’intéressant aux raisons qui nous poussent à tous nous approvisionner chez les commerçants incontournables de Victor-Hugo que sont Garcia, Samaran et Xavier, n’est-ce pas une antienne vieille comme le monde que l’on ressert ? Que les Toulousains, comme d’autres, aient l’instinct grégaire n’est pas une nouveauté. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer la file d’attente quotidienne devant le restaurant l’Entrecôte, et ce par tous les temps. Un spectacle ahurissant qui se perpétue depuis près d’un demi-siècle. Alors reprocher aux restaurateurs de s’approvisionner auprès des mêmes fournisseurs n’est-il pas un peu injuste ? Sans doute, tant cela semble correspondre aux aspirations inconscientes de leurs propres clients. Nous, chez Boudu, on a un faible pour ceux qui préfèrent les chemins tortueux aux files d’attente. Ceux qui, comme le peintre fantasque Jean-Paul Chambas, n’ont jamais cessé de cultiver leur différence. Ceux qui, comme lui, sont heureux dans la foule, parce qu’ils se savent singuliers.

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Papier, Pdf