Boudu 35 – décembre 2018 janvier 2019

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Conversation. José Bové, pessimiste actif

L’engagement de José Bové l’a conduit trois fois en prison (pour antimilitarisme sur le Larzac en 78, pour démontage de McDo en 99, et pour fauchage de cultures OGM en 2003) et une fois au Parlement européen (élu député en 2009). Un palmarès qui fait de lui l’interlocuteur idéal pour ce numéro spécial agriculture en Occitanie.

 

Reportage. Jeunes pousses

Avant de faire l’agriculture de demain, les élèves du Lycée agricole Charlemagne de Carcassonne font des rêves et des cauchemars en pensant à leur futur métier, et les partagent généreusement avec Boudu.

 

Revanche. Le vilain petit porc Noir de Bigorre

Raillé, banni et honni depuis les années 1970 pour son gras, sa lenteur et son goût de la liberté, le porc Noir de Bigorre est aujourd’hui loué pour les mêmes raisons par les ruraux comme par les vedettes de ciné. La preuve avec Armand Touzanne et Edouard Baer.


Edito. Espoir ou désespoir

Pour ce dernier numéro de l’année 2018, Boudu vous propose une balade aux quatre coins de l’Occitanie à la rencontre de ceux et celles qui font l’agriculture. Pourquoi ?
Peut-être parce que le monde agricole nous semble avoir considérablement changé depuis une vingtaine d’années. À moins que ce soit le regard que la société porte sur ceux qui cultivent nos champs qui ne soit plus le même. Toujours est-il que pour un magazine qui se fait fort d’assumer ses racines – et Dieu sait que dans notre région elles sont viscéralement attachées à la terre – quoi de plus normal que de s’intéresser à ce sujet. Et d’essayer de comprendre pourquoi et comment ceux que l’on a cessé d’appeler paysans pendant près de trente ans ont réussi le tour de force de reconquérir les cœurs des citoyens tout en apparaissant comme des acteurs majeurs et centraux de la transformation de la société. Rassurez-vous, on a bien conscience que tout n’incite pas à l’optimisme. Il suffit, pour s’en convaincre, d’entendre José Bové affirmer que l’on ne pourra jamais rémunérer correctement les agriculteurs tant que l’on n’aura pas revu en profondeur les accords de libre-échange, ou bien Arnaud Daguin annoncer la fin prochaine de notre système actuel. Oui mais… Oui mais parce que le souffle qui traverse ce numéro est néanmoins porteur d’espoirs. L’espoir que l’on en a fini avec les aberrations du passé. L’espoir qu’avec les nouvelles générations, on est à l’abri d’un retour en arrière. L’espoir qu’en laissant les sols un peu tranquilles, ils retrouveront de leur splendeur. Et l’espoir qu’il n’est pas trop tard…

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