couverture magazine boudu

Boudu 7 – mai 2016

4,50

 

Poitrenaud, fin du jeu

Il était l’incarnation de l’intelligence situationnelle et du rugby d’évitement. Il raccroche les crampons. Merci et chapeau bas.

 

Université, l’inexorable tri

« À Toulouse, vous avez d’un côté l’excellence de la TSE et de l’autre le Mirail, une formidable fabrique à chômeurs, à échecs et à inégalités ».

 

Mon Zénith à moi

Un live dans son salon en mode réunion Tupperware. C’est le nouveau passe-temps des colocataires et des trentenaires qui aiment écouter les concerts assis.

 


 

ÉDITO : ROMANTISME

 

Si les mélomanes pleurent la disparition de Prince, monstre sacré de la musique pop, les rugbymanes auront eux, ce mois-ci, la tristesse d’apprendre, dans les colonnes de Boudu, la disparition d’une certaine idée du jeu de rugby. Clément Poitrenaud prend sa retraite. Même si l’arrière du Stade Toulousain ne foulait plus guère, cette saison, les vertes pelouses du Top 14, la nouvelle constitue un choc pour quiconque a eu la chance de voir un jour la silhouette ondoyante de ce joueur racé sur un terrain de rugby. Et il ne s’agit pas ici de verser dans la nostalgie de circonstance.

Avec l’arrêt de Poitrenaud, qui précède sans doute celui à venir de Michalak, c’est une certaine conception du rugby qui s’éteint. Celle d’un rugby où l’on cherchait à éviter avant de percuter, où la recherche des intervalles était la seule et unique obsession des arrières. En raccrochant ses crampons, Clément Poitrenaud jette un voile (définitif ?) sur ce rugby d’instinct qu’il a si bien incarné. Un rugby qui se vivait comme un jeu et que l’on pratiquait dans le même club d’un bout à l’autre de sa carrière. Bref un rugby d’arrières, à qualifier désormais de rugby d’avant.

 

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Information complémentaire

Poids 300 g
Dimensions 27 x 20 cm