Enquête

Les riverains triomphent encore

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le 2 février 2018 Temps de lecture : 2 min.
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L’hôtel de luxe ne verra sans doute pas le jour dans la cour de l’école Saint-Stanislas, sous la pression des parents d’élèves, fortement opposés au projet. L’association Bellegarde a jusqu’au 28 février pour présenter un autre projet.

C’est une illustration supplémentaire du pouvoir grandissant des riverains (cf Boudu n°22). Lorsqu’ils prennent connaissance du projet de construction d’un hôtel haut de gamme dans la cour de récréation pour faire face aux lourds travaux de rénovation du bâtiment géré par l’association Bellegarde, les parents d’élèves de l’école Saint-
Stanislas accusent le coup.

Mais l’abattement va très vite laisser place à la mobilisation. Banderoles et pétitions font leur apparition pour faire annuler le projet immobilier porté par Vinci avec l’aval de l’Archevêché. Mieux, l’association des parents d’élèves propose une solution alternative visant, par un montage juridique, à emprunter de l’argent afin d’effectuer les travaux nécessaires à la réfection des locaux. Une persévérance en passe de porter ses fruits puisque l’archevêque Monseigneur Le Gall a indiqué mi-janvier que ces propositions présentaient suffisamment de solidité pour servir de base à la définition d’un projet de substitution. Si le permis de construire n’est pas, à l’heure où nous mettons sous presse, retiré par l’association Bellegarde, il y a tout lieu de penser qu’il ne sera pas, en cas de maintien, validé par la Ville. Jean-Luc Moudenc a en effet donné jusqu’au 28 février au diocèse pour « présenter une nouvelle solution pour l’avenir basée sur les propositions des parents ». 

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