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INTERVIEW

Science tenante

PAR Julie GUÉRINEAU | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 4 min

Cet été, Toulouse ne sera ni la capitale de l’aéronautique, ni celle de la saucisse, encore moins celle de la chocolatine. Elle sera capitale européenne de la science et première ville française à accueillir l’European Science Open Forum (Esof), le plus grand rendez-vous interdisciplinaire sur la science du Vieux continent.  Avant le coup d’envoi le 9 juillet, Bertrand Monthubert, ancien président de l’Université Paul-Sabatier et conseiller régional délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche, a partagé avec nous son enthousiasme.

Avouons-le, nous n’avions jamais entendu parler de l’Esof. À quoi faut-il s’attendre ?

Il s’agit du plus gros évènement scientifique multidisciplinaire d’Europe. L’Esof rassemble tous les deux ans des personnalités variées – chercheurs, responsables politiques, entrepreneurs et citoyens actifs – pour échanger sur des sujets à composante scientifique. Ce n’est pas un congrès de chercheurs qui discutent entre eux.

Le grand public peut-il participer ?

Tout le monde peut s’inscrire aux sessions (payantes, ndlr). Ce sera l’occasion d’échanger avec des chercheurs de très haut niveau. La journée du 14 juillet sera gratuite pour tous. Et en marge du congrès, de nombreuses manifestations se dérouleront dans toute la ville avec Science in the City.

Pourquoi les organisateurs ont-ils choisi Toulouse ?

D’abord pour la très forte dynamique scientifique toulousaine. Mais aussi pour le dynamisme reconnu de la région Occitanie en matière d’ouverture de la science sur la société, grâce à des initiatives comme le festival d’astronomie de Fleurance et aux centaines de structures qui sensibilisent le grand public à la culture scientifique et technique.

Quelles retombées attendre ?

Bien plus que de la visibilité. Il est essentiel que les citoyens voient la science comme « la chose de tous », comme le disait Jean Jaurès. J’espère que l’Esof impulsera une dynamique qui renforcera l’échange et le partage de savoir entre scientifiques et citoyens autour des grands défis qui s’annoncent : changement climatique, intelligence artificielle, transformation écologique et énergétique, agriculture, alimentation, évolution du travail, etc. Les échanges avec les chercheurs existent déjà et doivent s’amplifier.

Les citoyens de la région sont-ils particulièrement, sensibles à ces thématiques ?

Oui, les manifestations scientifiques mobilisent toujours beaucoup dans la région, et les Occitans participent déjà massivement aux discussions sur ces grands enjeux 

Esof / Programme et inscription

Science in the city 

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