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VITE DIT

Salles de sport en perte de vitesse : 5 questions à Jean-Louis Paquiot

PAR Jean COUDERC | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 3 min

Créée en 1996 sur les cendres de la société Alain Fournié, Euforie, qui comptait 4 salles de sport à Toulouse, vient de déposer le bilan, laissant dans le désarroi salariés et adhérents. Pour comprendre pourquoi les faillites sont fréquentes dans ce secteur d’activité, Boudu a interrogé le fondateur de Gymnasia, un concurrent et la plus ancienne enseigne toulousaine du genre.

Pour les moins de 40 ans, Gymnasia, c’est quoi ?

C’est une salle de sport que j’ai créée en 1983 dans le quartier de la Roseraie, de mes propres mains. Comme je n’avais pas d’argent, j’ai soudé moi-même les appareils, les douches… Dix ans plus tard, il y avait plus de 600 adhérents. J’ai alors décidé de me développer en rachetant trois salles en perte de vitesse.

Une fausse bonne idée, n’est-ce pas ?

Disons que sur les trois, il y en a une que je n’ai pas réussi à remonter. Mes différentes salles étant liées juridiquement, elle a entraîné les autres dans le redressement judiciaire. J’ai dû faire preuve de persuasion pour convaincre le président du tribunal de commerce de me donner une chance de relever la tête. Au final, il m’a fallu 9 ans pour rembourser ma dette.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

J’ai progressivement vendu toutes les salles pour n’en garder qu’une, celle de Saint-Jean. Mais celle-ci vieillissant, je l’ai transférée il y a 3 ans à Rouffiac-Tolosan. J’ai eu toutes les peines du monde pour y parvenir car il faut savoir que lorsqu’on a été placé en redressement judiciaire, les banques ne vous suivent plus pour vos investissements. Même s’ils n’ont de cesse de vous féliciter de vous en être sorti !

La rentrée est marquée par la faillite des salles Euforie. Est-ce dû à une trop grande concurrence dans le secteur ?

Il est certain qu’elle…

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.