retour haut de page

ALLEZ-Y QUAND MÊME

7 raisons d’aller à Saint-Bertrand-de-Comminges quand on a séché ses cours d’histoire

PAR Julie GUÉRINEAU
Temps de lecture 5 min

Les cours soporifiques de votre vieux prof d’histoire vous ont poussé à faire l’école buissonnière ? Pour combler vos lacunes, prenez la direction de Saint-Bertrand-de-Comminges, un village où se mêlent Romains et pèlerins, chevaliers et sabotiers, artistes contemporains et monstres sacrés du cinéma. De quoi se refaire des bases solides en histoire sans forcer.

 

Pour se mettre dans la peau d’un archéologue

Si le village ne compte plus que 250 habitants, la ville basse a été, au iie siècle, une cité romaine importante atteignant jusqu’à 10 000 habitants. De Lugdunum Convenae, il reste les traces du temple, du forum, du théâtre, des thermes et du marché. Cet été, du 10 juin au 14 juillet, les visiteurs pourront y assister à une campagne de fouilles archéologiques commentées.

Saint-Just-Valcabrère, Infos sur les fouilles : page Facebook Saint-Bertrand Valcabrère Archéologie

 

Pour manger comme dans la Rome Antique

Au Lugdunum, on se plonge dans les saveurs de la Rome antique. Le chef Renzo Pedrazzini y sert les recettes d’Apicius (fin gourmet du début du premier siècle) décryptées avec l’aide du CNRS. Au menu : plats aigre-doux de poissons, crustacés, gibiers et viandes jeunes relevés d’épices, de miel ou de sauce de poisson fermenté. Le tout arrosé d’un vin au miel régional.

Le Lugdunum à Valcabrère. Ouvert sur réservation, pour un minimum de 6 personnes

 

Pour l’ambiance médiévale

 

Avec sa cathédrale aux airs de donjon, ses rues étroites, ses maisons à colombages et ses petites échoppes, l’ancienne ville épiscopale a conservé son ambiance médiévale. L’esprit moyenâgeux réinvestit régulièrement le bourg grâce à des visites et animations insolites, comme des enquêtes historiques menées aux flambeaux, la nuit, par des centaines de participants costumés. De nombreux évènements sont notamment organisés l’automne, lors de la Quinzaine médiévale en Comminges.

 

Pour mettre ses pas dans ceux des pèlerins

Saint-Bertrand-de-Comminges se situe sur la voie du Piémont, l’un des chemins vers Saint-Jacques-de-Compostelle qui relie Montpellier à Saint-Jean-Pied-de-Port. Les Toulousains qui veulent éviter l’autoroute pour se rendre à Saint-Bertrand (et ont le temps) pourront emprunter Via Garona, une ancienne voie de pèlerinage de 170km qui relie le village à Toulouse. Ceux qui veulent simplement se dégourdir les jambes en profitant de la vue opteront pour l’un des nombreux sentiers de randonnée qui passent autour du village.

 

Pour se chausser à l’ancienne

Après un coup de foudre pour le fils du sabotier, Isabelle Segonzac a décidé de perpétuer le savoir-faire ancestral de sa belle-famille. Avec ses sabots en cuir et semelles de bois aux formes et couleurs variées, elle redonne une seconde jeunesse aux sabots désuets de mémé.
Les Sabots d’Isa, le Cap de Las Prade à Saint-Bertrand-de-Comminges. Visite sur RDV

 


Pour Yves Montand

S’il vous prend l’envie de rester dormir sur place, posez vos valises à l’Hôtel du Comminges. Les chambres de l’ancien relais de pèlerins ont vu défiler, au fil des siècles, petites gens d’autrefois et grandes figures modernes. C’est dans l’une des chambres de l’hôtel qu’Yves Montand a tourné, juste avant sa mort, une scène du film IP5, de Jean-Jacques Beinex, en 1992. On raconte aussi que Jean d’Ormesson y avait ses habitudes.

Hôtel du Comminges sur la place de la Basilique à Saint-Bertrand-de-Comminges. Ouvert du 1er mai au 15 octobre

 




Pour l’art
contemporain

Ce n’est pas parce que le village a une histoire riche qu’il reste figé dans le passé. Toute l’année, Les Olivétains, couvent du XIXe siècle, accueillent, en plus de pièces historiques, des expositions d’artistes contemporains. Jusqu’au 31 mars le photographe Théo Renaut, et l’artiste burkinabé Bake y présentent une exposition de photomontages évoquant la schizophrénie.
Les Olivétains sur le parvis de la Cathédrale à Saint-Bertrand-de-Comminges.

Partagez

Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.