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REPORTAGE

Bienvenue à Vinyle Ville

PAR Mathieu BELLISARIO | Photographie de Rémi BENOIT
Temps de lecture 6 min

À l’occasion du Disquaire Day, grand-messe nationale qui met le vinyle à l’honneur le 13 avril à coups de rééditions et d’inédits, Boudu est parti à la rencontre de ceux qui font vivre la passion du microsillon à Toulouse, deuxième ville de France en nombre de disquaires indépendants.

“ Vinyl is not dead . Pas besoin de traduire. Ces quatre mots habillent fièrement la vitrine des Mauvaises Fréquentations, l’un des nombreux disquaires indépendants de Toulouse. Au total, une dizaine de boutiques spécialisées rythment le cœur de la Ville rose, devenue la véritable place forte du vinyle en France, après Paris. Une aubaine. Malgré l’ère triomphante du streaming, le vinyle séduit toujours : 4 millions d’exemplaires ont été vendus l’an passé dans l’Hexagone. Un marché qui pèse aujourd’hui 48 millions d’euros. Lourd. Au-delà des chiffres, qu’il fasse 33, 45 ou 78 tours, le disque a réussi à traverser les époques et les crises grâce à son identité, qui se cultive et se décline à Toulouse comme nulle part ailleurs. « Il y a toujours eu des disquaires ici », rappelle cependant Frédéric, authentique Toulousain de 42 ans et patron de InnerDisc, temple de la musique électronique basé à Saint-Cyprien.  « Une vraie culture musicale, beaucoup de jeunes ou d’étudiants, voilà ce qui pourrait expliquer pourquoi cette ville aime le vinyle depuis autant d’années. » Depuis 1987 précisément, avec l’arrivée de Croc’ Vinyl, le plus ancien disquaire de Toulouse encore en activité.

 Passer du temps à fouiller dans les bacs pour dénicher la perle rare, c’est aussi ça, la magie du vinyle.

À la barre, Eugène Corona-Pineda, 62 ans. Celui qui s’est lancé avant tout le monde, quelques mois seulement avant l’enseigne Armadillo, toujours présente rue Pharaon dans le quartier des Carmes. Celui qui a aussi survécu à…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.