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RÉCIT

Les tribulations d’un Toulousain chez Chavez

PAR Jean COUDERC
Temps de lecture 7 min

C’est une chose de soutenir, même sans réserve, une révolution qui se déroule à près de 10 000 kilomètres de chez soi. C’en est une autre de tout plaquer pour décider de la vivre de l’intérieur, comme le Toulousain Yannick Lacoste, parti il y a dix ans au Venezuela confronter ses idéaux à la réalité.

Pour qui aurait perdu de vue Yannick Lacoste au cours de la dernière décennie, il n’y a pas lieu de tomber de sa chaise en apprenant son départ pour le Venezuela. Car comme Obélix, il est tombé dans la marmite dès son plus jeune âge. Fils de parents encartés au PC, il saute, gamin, sur les genoux de Jean-Baptiste Doumeng, « le milliardaire rouge », chez qui sa mère fait le ménage. Même s’il ne milite pas au sein des MJC (mouvement des jeunesses communistes), il s’intéresse très tôt à la politique, en particulier aux questions internationales, notamment lors de la guerre en Irak. De la parole aux actes, il franchit un palier, en 1989, en attrapant un mégaphone pour protester contre la réforme Jospin. « J’ai commencé à me rendre compte du pouvoir de l’oralité. Tout d’un coup, j’ai vu le regard des gens changer. Moi qui étais timide, avec de gros problèmes d’acné, cela a changé pas mal de choses… en particulier avec les filles ! »

Yannick Lacoste (au centre) lors d’une manifestation publique

La débâcle de la gauche aux législatives en 1993 le convainc de plonger dans le grand bain et de prendre sa carte au PS pour participer à la recomposition du parti. Mais alors qu’il gravit les échelons au sein des MJS, il se voit barrer la route,…

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Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.