Enquête

AVF. Créateur de liens

Rédaction : ,
Illustrateur : ,
le 6 septembre 2019 Temps de lecture : 5 min.
Partager : TwitterFacebookMail

Déménager veut souvent dire perdre son ancienne communauté. Le départ s’accompagne alors d’un nouveau lot d’angoisses. Comment réussir à s’intégrer dans une ville différente ? Alors que Toulouse s’apprête à accueillir, cette année encore, des milliers de nouveaux habitants, Boudu est allé voir comment l’association l’accueil des villes françaises (AVF) s’y prenait pour aider les néo Toulousains.

Dans le local de l’AVF toulousain, flotte une odeur de crêpes et de café. à droite de l’entrée, des dames se sont réunies pour l’animation point compté. Les conversations vont bon train. Le matériel de couture envahit la table. L’ambiance est cordiale. On échange volontiers des conseils, des histoires au milieu des rires. Certaines sont Toulousaines, d'autres Midi-pyrénéennes ayant perdu de vu leur entourage suite à de nombreux déplacements. Mais la plupart sont d’anciennes Parisiennes ou des expatriées, venues à la retraite pour se rapprocher de leurs enfants ou pour des raisons professionnelles. Une énergique blonde raconte qu’elle a vécu longtemps à Pékin. Une jeune thaïlandaise apprend à tricoter pendant qu’elle peaufine son français.

Les visites me permettent d’en apprendre plus sur Toulouse. Mais l’objectif reste de rencontrer des gens.

Martine, mince avec de courts cheveux bruns, est concentrée sur ses travaux d’aiguille. Elle a soigneusement placé devant elle plusieurs patchworks colorés. Les motifs géométriques sont complexes. Elle assure qu’avant de rejoindre l’AVF, elle n’aurait pas été capable de réaliser ces ouvrages. C’est une animatrice qui lui a appris à dessiner des patrons sur des feuilles millimétrées. Martine ne se limite pas à un seul atelier. Quand elle le peut, elle va aux auberges espagnoles, au coffee time. « Ce n’est pas réservé aux anglophones. Le but, c’est qu’on parle en anglais », précise-t-elle. « Cette animation, c’est un couple d’adhérents britanniques qui l’organise avec un humour british. On a aussi des conversations en espagnol, en italien » expose Monique Encontre, présidente de l’association. Visage rond et regard malicieux, cette dernière explique comment sont choisies les activités. « Tout est une question de partage. Les animations se font en fonction des ressources des bénévoles. »

La première année, les nouveaux arrivants fréquentent1

La suite est réservée aux abonnés.

Accédez à tous les contenus de Boudu en illimité.
Ou achetez directement le magazine en version pdf