Enquête

Didier Cujives et les influenceurs

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le 6 septembre 2019 Temps de lecture : 5 min.
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En juin dernier, le Comité départemental du tourisme 31 organisait son premier Instatrip européen. Une opération de promotion conviant des influenceurs de la plateforme Instagram, triés sur le volet, à immortaliser en images les beautés de la Haute-Garonne. Un moyen efficace pour son président Didier Cujives de survivre dans un marché touristique ultra concurrentiel et ultra mondialisé.

Pourquoi cet appétit de la Haute-Garonne pour les réseaux sociaux ?

Le tourisme est un marché planétaire. Il faut le comprendre. Et parce que le tourisme est mondial, il faut utiliser des outils mondiaux. Les réseaux sociaux nous ont offert une vitrine inespérée sur le monde. Il était naturel qu’on s’y précipite.

Quels avantages sur les médias traditionnels ?

Avec la presse écrite, la radio, la télévision et le cinéma, il faut être présent sur chaque média, sur chaque cible, sur chaque niche, et acheter partout de l’espace pour faire valoir son message. Cela représente des sommes pharamineuses. Avec Instagram, le message part instantanément dans le monde entier, et touche des cibles très diverses. Les deux sont complémentaires. Avec les médias traditionnels on fait de l’image, pas du trafic.

Avez-vous rémunéré les instagrameurs conviés à l’Instatrip ?

On a tout pris en charge : billets d’avion, hébergements, frais de repas, mais on n’a donné aucune rémunération. On a affaire là à des semi-pros, des amateurs éclairés, mais qui permettent déjà d’analyser et de mesurer l’impact en terme de visibilité, ce qui n’est pas toujours le cas dans les médias traditionnels.

Chez les influenceurs, on rencontre à la fois le plus surprenant et le plus affligeant. 

Pensez-vous en rémunérer un jour ?

C’est inévitable. Nous avons d’ailleurs repéré certains instagrameurs qui sont très intéressants pour nous, mais qu’il faudra rémunérer.

Dès lors, comment qualifieriez-vous les relations que vous entretenez avec les influenceurs ? Est-ce de la presse, de la publicité… ou autre chose ?

C’est un vrai problème ! Moi-même au CDT, je ne sais pas à quel service rattacher le suivi des instagrameurs ! Pour l’instant, 3 services ont donc affaire à1

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