Enquête

Le RAF de Laurent Peyrelade

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le 6 septembre 2019 Temps de lecture : 6 min.
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Depuis fin juillet, le Rodez Aveyron Football, fraîchement promu en Ligue 2, joue au stadium de Toulouse. L’affaire de quelques semaines en attendant la fin des travaux entrepris dans le stade historique du club. L’équipe est une curiosité dans le monde du football pro. Loin du foot business, elle a obtenu sa montée en Ligue 2 en battant pléthore de records et sans  jamais se départir des valeurs de simplicité et de solidarité puisées dans l’esprit aveyronnais. Son entraîneur est au diapason : humain, et apôtre de l’énergie collective.

Une vie dédiée au football. Du pré où jouait son père, à Abzac en Charente, jusqu’au banc de touche ruthénois. Laurent Peyrelade est un enfant du ballon : « Tous les dimanches, j’accompagnais mes parents au match. Tu joues avec les autres au bord du terrain senior. Et puis, c’est parti », se remémore le facétieux personnage de 49 ans.

Pour lui, le football est un jeu. Les succès, l’accomplissement d’un travail collectif. La recherche d’émotions partagées, son leitmotiv. Fasciné par l’élégant Johan Cruyff, la légende néerlandaise, Laurent Peyrelade a admiré de ses yeux bleus la solidité défensive et la folie offensive du Milan AC des années 1980-1990.

Il débute sa carrière de joueur, chez les grands, à la même époque. Brive, Pau, Nantes, Le Mans, Sedan, l’attaquant devient même champion de France de Ligue 2 avec Lille en 2000. Sous les ordres du mythique Vahid Halilhodžić. « Quand on devient coach, on est forcément marqué par les éducateurs ou entraineurs qu’on a eus. Roland Courbis disait : “ L'entraîneur, c’est le plus grand des voleurs” ».

Laurent Peyrelade devient coach adjoint au Mans en 2009. Il quitte le club quatre ans plus tard, les valises garnies de désillusions. « Tout le monde n’était pas sur la même longueur d’ondes, ne portait pas forcément d’intérêt pour le collectif », regrette ce chantre de l’effort collectif.

Depuis 2015, il dirige l’équipe première de Rodez. Sa femme, employée dans une crèche hospitalière, et sa fille, lycéenne, vivent dans la Sarthe. Son fils, Alexis, évolue sous son aile à Rodez. Pour sortir du football, l’athlétique bonhomme dévore des livres, explore la nature aveyronnaise, entretient son physique par le body balance et le yoga.

S’il n’avait pas été footballeur, Laurent Peyrelade aurait quand même côtoyé le sport professionnel. « Ça m’aurait botté de travailler avec1

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