Enquête

Vanessa Morales : Dure au mal

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le 6 septembre 2019 Temps de lecture : 6 min.
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Mordue de course à pied en altitude, Vanessa Morales a fait du sport et de la haute montagne son mode de vie. Depuis 2015, elle enchaîne les prouesses sportives au profit de la Ligue contre la sclérose en plaques. À 36 ans, elle s’apprête à planter le drapeau de l'association sur le toit de l’Afrique.

 

La montagne dans la peau. Vanessa Morales arbore sur son avant-bras gauche les Pyrénées qu’elle chérie tant, dessinées à l’encre noire. Dès qu’elle le peut, elle s'échappe du tumulte de Toulouse pour retrouver le calme de l’altitude. Cet après-midi encore, elle avalera les dénivelés sur les hauteurs d’Aspet, au sud de la Haute-Garonne.

D’aussi loin qu’elle se souvienne, le sport et la montagne ont toujours fait partie de son quotidien. Née à Perpignan, la jeune femme a grandi à Font-Romeu, au pied des pistes. « Là-bas, dès que tu sais marcher, on te colle sur des skis et on te demande ce que tu veux faire comme sport avant même de savoir ce que tu veux faire dans la vie », sourit-elle. Et avec une mère très sportive qui travaille sur les pistes, autant dire que le sport, c’est dans ses gènes. « Ma mère était quelqu’un de très pur, très proche de la nature. C’est ma première source d’inspiration. »

Petite, Vanessa choisit le patinage artistique. Elle se passionne pour cette discipline et intègre en CM2 une section sport-études. À 16 ans, atteinte du syndrome des Loges, une affection des muscles des jambes, elle est contrainte de mettre un terme à son cursus.

Arrachée à son sport de prédilection, la Romeufontaine veut se prouver qu’elle est encore capable d’avancer. Elle se lance dans la course à pieds en montagne, son milieu favori. Un exutoire : « J’éprouvais le besoin de m’échapper et c’était le seul endroit où je pouvais le faire. Je travaillais dans un restaurant et je skiais avant et après le service. Même pendant mon service, je ne pouvais pas m’en passer. Alors j’allais chercher des champignons et j’en profitais pour courir ».

La maladie lui laisse alors un temps de répit. Jusqu’à1

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