Enquête

Un Castets choisi

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le 2 octobre 2019 Temps de lecture : 6 min.
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A gauche de la mêlée toulousaine, il s'est imposé, depuis la saison dernière, comme une alternative crédible au titulaire du poste, Cyrille Baille. Une vraie performance dans un club qui a battu tous les records, mais qui ne l'a pourtant pas dissuadé de poursuivre ses études supérieures en podologie à l'IFPP, en dépit d'un emploi du temps pas toujours facile à gérer.

« J'aimerais bien parfois ne rien faire, glander un peu à la maison. » La phrase pourrait raisonner comme un regret. Mais il n'en est rien. Car même s'il lui arrive de devoir se faire violence pour filer, sitôt l'entrainement terminé, à l'IFPP pendant que ses coéquipiers regagnent tranquillement leur domicile, Clément Castets ne perd jamais de vue sa motivation première : ne pas avoir à se lever, un jour dans son existence, pour faire quelque chose qui ne lui convient pas. « Une carrière dans le rugby, ça se termine, au mieux, à 35-37 ans. Après, il faut bien travailler. Et je déteste l'idée de faire quelque chose qui ne me plait pas. J'ai donc compris assez jeune que je voulais faire un métier qui me satisfait. »

Pas question, dès lors, de tout miser sur le rugby qui est du reste, durant son enfance, un hobby parmi d'autres. Né à Toulouse d'un père policier et d'une mère infirmière, il s'initie au ballon ovale, en même temps qu'au judo, à Canet Sainte-Marie dans les Pyrénées-Orientales. Jusqu'à l'adolescence, c'est le plaisir de retrouver les copains qui prédomine. Sauf qu'à 15 ans, il intègre le pôle espoirs puis l'équipe de France des moins de 16 ans. S'il ne songe alors pas en faire son métier, il prend néanmoins conscience de son potentiel. Et commence à être gourmand : « Après les moins de 16, on a envie d'intégrer les moins de 17 et ainsi de suite. Et à partir de 18 ans, on a envie de performer en club ». Une progression qui le conduit logiquement à quitter Canet pour Nîmes, puis pour Montpellier. Tout en poursuivant, en parallèle, ses études dans le cadre du pôle espoirs à Béziers dans un premier temps, puis le pôle1

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