Vécu

Brouillé avec le brunch

Rédaction : Clara MARIE,
Photo : Rémi BENOIT,
le 6 décembre 2019 Temps de lecture : 4 min.
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« Est-ce que tu viens bruncher dimanche ? » Visiblement plus cool qu’un simple déjeuner, le virus brunch se propage à Toulouse, comme ailleurs. Salons de thé, hôtels, et restaurants s’en donnent à cœur joie. Malgré toute la mauvaise volonté du monde, je n’ai pas réussi à décliner cette invitation. Retour d’expérience.

10h30, dimanche. J’ouvre un œil difficilement après la soirée de la veille (un plateau-télé devant Fort Boyard, ne me jugez pas ! ). J’ai à peine le temps d’émerger que mon téléphone sonne. Non, je n’avais pas oublié que je devais rejoindre des amis pour déjeuner aujourd’hui. « On a entendu parlé d’un petit brunch hyper sympa en ville ! Il paie pas de mine, mais tous les produits viennent de petits producteurs gningningnin bio gningningnin option végétarienne gningningnin super rapport qualité-prix… » Ah oui. Parce que ce n’est pas pour déjeuner que j’ai rendez-vous, c’est pour bruncher.

Depuis 5 ans, difficile de passer à côté d’une telle invitation. Cette contraction de breakfast et de lunch permet aux lève-tard du week-end (jusque là, je suis dans la cible) de migrer de leurs draps directement aux oeufs-bacon-pancakes (toujours dans la cible) sans passer par la case petit-déjeuner. Deux repas en un, de 11h à 15h, alliant sucré et salé, (traditionnellement, du bacon, des oeufs, des tartines, des viennoiseries (dans la cible), une boisson chaude, un jus de fruit…) dans l’ordre que l’on choisit.

Un sacré pied de nez aux déjeuners classiques du dimanche (le combo gagnant belle-famille, nappe à carreaux, poulet rôti). « Pour la nouvelle génération, le repas dominical est en perte de vitesse. Pour certains, il est remplacé par le brunch. C’est plus fun, on met ce qu’on veut sur la table, c’est ce qui plaît aux jeunes », explique la gérante de Eve cuisine Maison, qui propose un brunch par mois. « La grande différence avec le repas dominical classique, c’est que c’est moins traditionnel, plus à la bonne franquette. »

Dans les établissements du centre-ville, c’est une clientèle plutôt jeune et citadine qui se presse dans les
“déjeunettes” (le terme recommandé par l’Académie1

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