Enquête

Municipales : Le jour (et l’heure) où tout bascule

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le 6 mars 2020 Temps de lecture : 5 min.
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Un dimanche d’élection est toujours un jour spécial pour les candidats. Le jour où tout se joue : victoire, défaite ? Jean-Luc Moudenc et Pierre Cohen ont accepté de nous livrer les souvenirs de ces moments où tout bascule. En stéréo.

Pierre Cohen raconte volontiers les souvenirs de sa campagne victorieuse de 2008. Il se souvient d’une place du Capitole en liesse, « enthousiaste ». « C'était un peu comme le 10 mai 1981, même si ça n'est pas comparable », raconte l'ancien candidat du PS. Pour les socialistes et la plupart des militants de gauche unis derrière celui qui était alors maire de Ramonville, une victoire dans la ville dite rose est un symbole qui rappelle inévitablement la victoire de François Mitterrand. Pour la tête de liste, c'était aussi comme un bol d'air après des heures « confiné » dans son local de campagne de la rue Metz. « Un moment exaltant », dit Pierre Cohen, qui se trouvait alors avec son assistante parlementaire qui deviendra sa directrice de cabinet quand le téléphone a sonné. Il se souvient avoir reçu assez vite des signaux encourageant depuis le Capitole, où deux hommes de confiance et militants chevronnés, François Briançon et Henri Matéos, étaient chargés de transmettre les premiers résultats partiels du dépouillement à son QG, installé dans une ancienne banque en face de l’hôtel d’Assézat. « C'est Trautmann lui-même qui les a averti qu’on avait gagné », rapporte Pierre Cohen. L'indispensable directeur général des services de Dominique Baudis et Philippe Douste-Blazy avait accès aux ordinateurs de la mairie où les chiffres commençaient à s'accumuler. François Briançon confirme : « On était dans la salle des Illustres, derrière un paravent, pour voir les résultats des 100 premiers bulletins de chaque bureau sur un écran ; ça donne généralement la tendance. Trautmann a dit : « ça bougera plus ». Pierre Cohen n'est toutefois pas assuré à 100 % d'avoir gagné quand il prend le chemin des studios de France 3, où il doit commenter les résultats. « Les écarts avaient commencé à se resserrer, mon équipe commençait à s'inquiéter mais ils ne m'ont pas prévenu, raconte-t-il. C'est en voyant la tête de1

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