Enquête

Municipales : Le troisième tour

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le 6 mars 2020 Temps de lecture : 5 min.
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Tout ne sera pas joué au soir du 22 mars. Car le véritable pouvoir sera distribué lors de l’installation des intercommunalités. En raison du transfert de larges compétences à la métropole, les 37 maires qui la composent ne sont plus en quelque sorte que des « maires de quartier » par rapport au président de Toulouse-Métropole.

Jean-Luc Moudenc, jugeant que les métropoles qui ont séparé les deux fonctions courent le risque de rivalités internes comme à Lyon, estime que la présidence lui revient de plein droit. Candidat centriste dissident, Franck Biasotto promet au contraire de laisser le fauteuil de président de la métropole en cas de victoire au Capitole. Sans dire qui. La petite musique contre un maire-président présenté comme « omnipotent » fait son chemin dans les communes périphériques. Marc Péré, maire sortant de L'Union, plaide pour davantage de considération pour les élus des « petits communes » face à l'ogre toulousain. Il n'a toutefois pas inscrit la dissociation des fonctions dans son « manifeste pour une métropole plus démocratique ». Pour ne pas gêner ses alliés toulousains d’Archipel Citoyen, voire du PS toulousain ?

L'idée d’un binôme a longtemps circulé parmi les socialistes, avant que Nadia Pellefigue n'y mette fin : pas question de laisser le fauteuil de président à Claude Raynal si elle remporte le Capitole. Mais que se passerait-il en cas de fusion entre les deux tours avec la liste conduite par Antoine Maurice ? Le chef de file d’Archipel n’a pas totalement clarifié sa position. Si les « archipellistes » se déclarent en faveur de la dissociation entre le Capitole et la Métropole, personne ne sait vraiment qui sera président(e) en cas de
victoire à Toulouse. 

La question se pose aussi en dehors de la ville-centre. A Blagnac, le maire sortant se déclare lui aussi sensible à l’idée d'une présidence pas forcément toulousaine. « La Métropole ne doit pas être la succursale de Toulouse », assène Joseph Carles. L'élu blagnacais s'est pourtant davantage comporté en fidèle allié qu'en opposant acharné de Jean-Luc Moudenc pendant le mandat écoulé. Il pointe aujourd’hui « la tentation de privilégier la ville-centre depuis la Métropole » en citant l'exemple des nouvelles ramblas, financées par le budget1

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