retour haut de page

LES BOUDUCONFINÉ(E)S

Denis Rey : Auster, Aguirre et desserts


Temps de lecture 3 min

Dis-moi comment tu te confines et je te dirai qui tu es. Aujourd’hui le comédien Denis Rey.

Où êtes-vous ?
Chez moi à Toulouse.

Pouvez-vous décrire l’atmosphère qui règne autour de vous, aussi loin que porte votre regard ?
Le silence, le calme et donc un peu l’angoisse…

Que faites-vous de vos journées ?
Je travaille à de futurs projets. Je lis. Je doute. Je regarde quelques films. Je songe. Je partage ce temps précieux avec ma famille.

Que faites-vous de vos nuits ?
Je dors et j’écoute la radio.

Que lisez-vous ?
Romain Gary. Paul Auster.

Que regardez-vous ?
Des films qu’on se promettait de voir un jour. (Hier soir Aguirre, la colère de Dieu de W. Herzog).

Qu’écoutez-vous ?
Du jazz. Un peu trop la radio.

Que mangez-vous ?
Plutôt des légumes que des pâtes ! Des desserts !

De quoi avez-vous peur ?
Que nos vieux schémas sociétaux repartent de plus belle après cette drôle de période.

Ce qui vous manque le plus depuis que vous êtes confiné ?
La famille et les amis. Les répétitions…

Votre source principale d’information ?
La radio.

Ce que vous inspirent ces événements ?
L’espoir sans doute naïf que la période que nous traversons soit propice à une réinvention du monde.

La personnalité historique que vous aimeriez ressusciter pour nous sortir du pétrin ?
Louis Pasteur.

La pensée la plus intelligente que vous ayez lue /vue au sujet de ces événements ?
« Agissons demain tout autrement, osons agir différemment et la « faisabilité » se déploiera sous nos yeux. » Cynthia Fleury dans Le journal d’une confinée.

La plus idiote ?
Le vice-gouverneur du Texas qui estime que les personnes âgées devraient se sacrifier pour l’économie de leur pays…

Ce qui vous donne de l’espoir ?
Notre capacité à garder le sens de l’humour.

Ce qui vous aide à relativiser ?
Le sens de l’humour.

Ce qui vous permet de lutter contre le sentiment de ne servir à rien ?
Les projets à venir.

La première chose que vous ferez, le premier lieu où vous vous rendrez quand tout cela sera fini ?
Embrasser dans la rue tous ceux qui le voudront bien.

La personne qui vous inspire le plus de respect depuis le début de ces événements ?
Je cherche.

Ce qui ne sera plus jamais comme avant ?
Les jours fériés.

Ce que vous vous jurez de changer une fois la crise passée, tout en sachant que vous ne tiendrez pas ce serment ?
Applaudir tous les jours à ma fenêtre les médecins, infirmiers, soignants, aides à domiciles… les enseignants, les postiers, les livreurs, etc. Tous ceux qui aujourd’hui rendent le confinement possible.

Partagez

Qui sommes-nous?

Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.