Reportage

François FortassinVachement Balès

Rédaction : Florrient LARIOS,
Photo : Rémi BENOIT,
le 4 septembre 2020 Temps de lecture : 3 min.
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Entre Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées, le Tour de France passe ce mois-ci par le port de Balès. Ascension rude et vacharde qui, bien que récente dans l’histoire de la course, fait déjà partie de sa légende. Boudu a envoyé un membre de la rédaction gravir le col à vélo pour raconter au mieux son histoire rocambolesque, jouée sur fond d’amitié entre le directeur du Tour Christian Prudhomme et le sénateur local François Fortassin. Un récit mouillé de sueur, englué de bitume et pétri de tout ce qui fait le charme de la Grande Boucle : la montagne, la chaleur, la bonne bouffe, les élus locaux… et les petits arrangements avec la règle.

Bercé par l'Ourse, la rivière glacée qui traverse Mauléon-Barousse, je procède aux derniers réglages de mon vélo. Hauteur de selle, bidon, freins. Devant moi, 20 kilomètres de pente. Derrière, une petite terrasse ombragée où des locaux profitent d'un petit-déjeuner. Rémi, le photographe de Boudu et directeur de course d'un jour, vient de s'acheter une pâtisserie.
Premiers coups de pédale. Le départ du col se dessine. Suspendue au-dessus de la route, une banderole annonce la couleur : « Port de Balès : 19 km de bonheur ». 20 bornes d'ascension avec des rampes à 14%. Autant dire que sur mon VTT, même équipé de pneus route, et vêtu d'un maillot de foot, je passe pour un touriste à côté des cyclistes en cuissard, penchés sur des bolides poids plume.
Dès Mauléon, petite pente de mise en jambe. François Fortassin apparaît en grand format sur une autre banderole : « François et le Tour de France. Une belle histoire ».
« De belles histoires », corrige Christian Prudhomme, patron du Tour, qui nous en narre une bonne à son sujet : « Un truc extraordinaire. En 2014, en pleine étape, on arrive à Mauléon-Barousse en avance sur les coureurs. À droite de la route, un portail s'ouvre. On entre avec la voiture rouge du Tour (celle du directeur, ndlr) et on monte chez la maire, Ginette Barthié. Et là, elle nous offre du porc Noir de Bigorre, du fromage, du foie gras, du vin… On s'installe même une dizaine de minutes pour regarder le Tour… à la télévision !

Et ça, on l'a fait avec Manuel Valls, alors Premier ministre ! François, qui était avec nous dans la voiture, m'avait prévenu qu'on s'arrêterait, mais je ne m'attendais pas à un truc aussi dingue. C'était proprement hallucinant, je n'en revenais pas. »
Autour de1

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