Interview

Jean-François Renac« Arrêtons la cacophonie »

Rédaction : Jean COUDERC,
Photo : Rémi BENOIT,
le 14 octobre 2020 Temps de lecture : 3 min.
Partager : TwitterFacebookMail

Mi-septembre, les professionnels de l’événementiel et du spectacle, réunis au sein du collectif Alerte rouge, ont éclairé plusieurs bâtiments de la ville en rouge pour alerter l’opinion publique sur les difficultés traversées par la filière. Leur porte-parole, Jean-François Renac, nous confie ses craintes et ses espoirs.

Quelle est la situation des professionnels de l’évènementiel ?
Ils sont tous impactés, mais à des degrés différents. Si je prends le cas de Miharu, mon entreprise, la situation est préoccupante mais pas dramatique. Nous devrions terminer l’année avec un recul de l’activité de l’ordre de 50 %. C’est considérable mais vu que l’on a bien géré jusqu’à présent, on devrait passer le cap. On commence par exemple juste à consommer les PGE (prêt garanti par l’État). Mais nous sommes une minorité dans cette situation.

C’est-à-dire ?
On déplore déjà une petite dizaine de procédures de sauvegarde, des cas de redressements et des arrêts d’activité, même s’ils ne sont pas tous liés à la Covid. Sur l’ensemble de la profession, à Toulouse, on risque d’avoir quelques dizaines de pourcentages de dépôts de bilan. Les gens qui ont utilisé le PGE pour tenir jusqu’à maintenant ne s’en sortiront pas si l’activité ne repart pas.
À quel moment avez-vous compris que le ciel s’assombrissait pour votre secteur ?
On a compris l’ampleur de la crise lorsqu’on a commencé, la 3e semaine de février, à avoir des reports et des annulations de la part de grandes entreprises, type Airbus, Vinci, La Poste ou EDF. On s’est alors dit qu’ils devaient avoir des informations que l’on n’avait pas. C’est la raison pour laquelle on a créé sans attendre le mouvement SOS Events 31. Ensuite, tout s’est arrêté net dès le début du confinement. Renvoyer les salariés chez eux a été un moment très compliqué à vivre. D’autant que l’on ignorait combien de temps cette crise allait durer. Puis on s’est à mis à négocier avec nos clients pour tenter de limiter la casse. Avec des fortunes diverses...

Tout le monde n’a pas joué le jeu ?
Fort heureusement, la plupart ont reporté et non1

La suite est réservée aux abonnés.

Accédez à tous les contenus de Boudu en illimité.
Ou achetez directement le magazine en version pdf

À lire aussi dans ce numéro

Format court -

Guirec SoudéeJamais sans ma poule

Du 25 au 29 novembre prochain au Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, se tiendra le festival d’explorations scientifiques Terres d’ailleurs. L’occasion d’y découvrir les aventures de Guirec Soudée, qui pendant...

> Lire l'article <
Interview -

Jean-François Renac« Arrêtons la cacophonie »

Mi-septembre, les professionnels de l'événementiel et du spectacle, réunis au sein du collectif Alerte rouge, ont éclairé plusieurs bâtiments de la ville en rouge pour alerter l’opinion publique sur les...

> Lire l'article <
Boudu- Jean-François Renac
Interview -

Maylis AdhémarPremière foi

La bonne surprise toulousaine de la rentrée littéraire n’est pas à chercher chez Dubois, Garcia ou Mauvignier, mais auprès de Maylis Adhémar. Cette journaliste habituée des colonnes de Clutch et...

> Lire l'article <
Maylis Adhémar Bénie soit Sixtine