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Quelle époque !

le 4 novembre 2020
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Comme tous nos contemporains, nous autres Toulousains sommes en quête de sens, de privilèges, de catharsis, de nature, de contact, de travail, d’exutoire et de divertissement. Aussi cédons-nous sans résistance à tous les phénomènes de société, qu’il s’agisse de se balancer des coups de masse sur la tête, d’apprendre à faire du feu sans briquet, de vivre chichement malgré un compte en banque fourni, d’échanger ses utopies contre un loyer modéré dans les quartiers populaires, de se frotter au monde paysan ou de transformer son salon en salle de concert. Depuis 5 ans, Boudu observe par le trou de la serrure ces phénomènes aux intitulés ronflants et souvent anglo-saxons, qui donnent parfois à penser et prêtent souvent à rire. Morceaux choisis…

LE BÉHOURD
Ils sont technicien EDF, gardien de prison ou doctorant en mathématiques et ils mènent une double vie. Après le boulot, le mardi et le jeudi, ils se retrouvent dans leur QG, l’entrepôt Fer et Tendances de la Salvetat-Saint-Gilles. Ils quittent leur costume de tous les jours et enfilent une armure médiévale de 30 kilos. Pendant 1h30, ils courent, sautent et frappent, arme à la main. Le béhourd n’est pas le simple passe-temps de fans du Moyen Âge, des reconstitutions et des combats spectacles. C’est du sérieux. Un sport, un vrai : les visages écarlates et les litres de sueur en attestent.

LE BUSHCRAFT 
Dans la forêt de Bouconne, Simon détonne avec son sac militaire vintage. Ce trentenaire toulousain, écologue, étudie l’impact de l’homme sur l’environnement. Il y a deux ans, il s’est découvert une passion dévorante pour le bushcraft, comprenez la remise au goût du jour des techniques de survie en pleine nature, à propos duquel il anime une chaîne Youtube : « J’ai huit ans et demi dans ma tête. C’est le plaisir d’aller dehors, faire une cabane. Je ne me prends pas pour Peter Pan, mais c’est pas loin ».

LES KAPS
Dans les Colocations à Projets Solidaires, des étudiants remplis d’espoir et de bonne volonté montent des projets pour et avec les habitants, en contrepartie d’un loyer modeste. À Toulouse, les kapseurs sont 70 et vivent dans un immeuble du Grand Mirail. (…) Sami, 16 ans, habitant du quartier, a déjà arrêté ses études pour des activités moins légales : « Je connais les Kapseurs. Ils sont là mais on est séparés par un mur (un mur a été érigé entre les deux immeubles pour éviter que les étudiants ne1

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