Interview

Alexandre Jouaville« L’autopartage, c’est déjà le monde d’après »

Rédaction : Jean COUDERC,
Photo : Rémi BENOIT,
le 9 décembre 2020 Temps de lecture : 3 min.
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Partager son automobile n’est plus une idée farfelue. Tel est, en substance le message d’Alexandre Jouaville, directeur de Citiz Toulouse, qui nous explique pourquoi la coopérative d’autopartage vient de lancer une campagne de recapitalisation.

Pourquoi avoir décidé d’ouvrir le capital de Citiz ?
Citiz est à un moment important de son histoire. Nous sortons du territoire métropolitain pour étendre notre rayon d’action à la région. Nous avons déjà des voitures, par exemple, sur le Parc des grands Causses à Millau ou à Tarbes.
Nous sommes en discussion avec d’autres collectivités. Ce serait pertinent de retrouver des voitures Citiz dans les grandes gares de la région.
Si l’on ajoute les demandes d’élargissement du maillage toulousain, notamment liées à l’arrivée de la 3e ligne de métro, on a des perspectives de croissance et de développement très importantes qui nécessitent de renforcer le capital pour se crédibiliser auprès des partenaires financiers.
À qui s’adresse cette ouverture de capital ?
À tous, même si nous ciblons particulièrement les collectivités et les entreprises de l’économie sociale et solidaire. Chez Citiz, le capital est détenu à plus de 67 % par les citoyens. Pour rééquilibrer l’effort de soutien, on a souhaité leur demander de participer davantage. En tant que Scic, on a vocation à accueillir des collectivités comme Toulouse Metropole, déjà présente, ou la Région que l’on a récemment sollicitée. On ne demande pas de subventions, mais on trouve légitime d’être soutenus.

Pourquoi ?
Un client Citiz, c’est d’abord quelqu’un qui prend les transports en commun. Lorsqu’il abandonne son véhicule, c’est pour se convertir au bus, au tramway, au vélo, au train. De nombreuses collectivités découvrent l’importance de l’autopartage dans leur mix de mobilité. On est souvent un point de pivot.

Comment naît Citiz ?
En 2009, un collectif d’habitants découvre le principe au Canada et décide de le mettre en place à Toulouse. Il crée une association, Mobilib, qui deviendra ensuite une Scic, dans laquelle les adhérents prennent des parts qui serviront à acheter les premières voitures.1

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