Portrait

Alice Dausse, alignée sur Jupiter

Rédaction : Jeanne BIARD,
Photo : Rémi BENOIT,
le 4 mai 2021 Temps de lecture : 4 min.
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Inconnue du grand public, Alice Dausse vient d’être choisie par La République en Marche pour fédérer les troupes haut-garonnaises en prévision des combats électoraux à venir. Macroniste de la première heure, candidate aux dernières municipales aux côtés de Jean-Luc Moudenc, cette trentenaire n’est pourtant plus vraiment une novice en politique.

Cinq ans après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidentielle, Alice Dausse n’a rien perdu de sa motivation. Si elle a candidaté au poste de référente départementale, c’est d’abord pour défendre le bilan de son mouvement et le faire réélire en 2022. « Après on verra. » Elle se présente très active, parfois en proie au doute mais essayant « de ne pas trop réfléchir ». Quand la confiance la quitte, elle pense aux paroles d’Emmanuel Macron et à ses fidèles : « Certains jours sont difficiles, on se demande dans quoi on s’est embarqué, mais le matin on a toujours autant envie, c’est le plus important. » La fascination qu’exerce l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande sur la jeune femme depuis le congrès fondateur d’En Marche semble ne pas s’être étiolée. À l’image de sa famille, elle ne s’était pourtant jamais engagée, même si « dans les repas j’étais plutôt du genre à rester à table pour participer aux discussions politiques ».
Dans le fond, Alice Dausse a le parcours classique de la jeune politique de province. Originaire du Lot-et-Garonne, « un endroit où il n’y a toujours pas la 3G », elle a comme modèle des grands-parents ouvriers et des parents qui s’élèvent dans la classe moyenne. Pendant que l’aînée, archéologue, devient la première doctorante de la famille, la plus jeune intègre Sciences Po Toulouse. Un juste retour des choses pour celle qui s’estime « chanceuse » d’avoir grandi dans une famille bienveillante et d’avoir eu sa chance dans un système scolaire « loin d’être parfait » mais qui permet quand même d’y arriver « quand on est motivé ». Elle dit retrouver dans le macronisme cette volonté de donner une chance à chacun.


Lorsqu’elle s’engage en 2016, c’est surtout pour s’opposer au parti de Marine Le Pen contre lequel1

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