Portrait

Dan Bianda Simen, le bon élève de la soul -

Rédaction : Marie-Pierre VIEU,
Photo : Rémi BENOIT,
le 4 mai 2021 Temps de lecture : 3 min.
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Les portes de la salle de spectacle de Saint-Orens sont closes, crise sanitaire oblige, mais les résidences d’artistes sont maintenues. Les concerts de restitution sont diffusés en direct sur les réseaux sociaux, histoire de garder le contact avec le public. Sur le plateau auréolé de lumière bleutée, les instruments sont déjà en place. L’ingé son s’active. Il est quasiment 14h30, juste le temps de se faufiler dans une travée. Dan Bianda Simen fait son entrée, casquette, sweet et baskets blancs de rappeur, lunettes rondes d’intello sur le nez. Derrière lui, ses musiciens et potes, Lucas Granel (claviers), Robin Espagnet (guitare), Séraphin Vergniot (basse), et Jeremy Bayol (Batterie) attaquent.

«Ladies and gentlemen, are you ready ? » interroge le jeune chanteur avant d’enchaîner sans répit une série de morceaux pop-soul oscillant entre afroPop, RnB et jazz. Le Toulousain a de toute évidence du coffre et de l’énergie à revendre. Lancé depuis septembre dans une carrière solo après avoir été la voix du groupe neo soul Common Ground, il se voit déjà en performer comptant bien vivre de son art. Auteur, compositeur et interprète à juste 21 ans, la musique semble accaparer tout son temps et nourrir ses rêves.
Tombé dans la musique quand il était petit, DAN a choisi la voie classique. D’abord le solfège et le piano, puis après une scolarité au lycée Saint-Sernin, il est inscrit aujourd’hui en licence de musicologie à l’Université Jean-Jaurès. Parallèlement il étudie au conservatoire de Toulouse. Et s’il rappelle que personne dans sa famille n’est musicien, c’est pour mieux souligner que son parcours ne doit rien à un quelconque atavisme mais tout au travail… « Je veux prendre le temps avant de me lancer dans un enregistrement studio » explique-t-il. La résidence à Altigone (la deuxième depuis le début de l’année) lui offre un cadre1

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