Format court

Napoléon et nous : les grands d’Oc

Rédaction : Sébastien VAISSIÈRE,
Illustrateur : Laurent GONZALEZ,
le 4 mai 2021 Temps de lecture : 6 min.
Partager : TwitterFacebookMail

Le Premier Empire est peut-être la plus belle épopée nationale jamais vécue par des provinciaux. Dans le sillage du Corse Buonaparte, on trouve une poignée de gars de chez nous mués en héros de l’Histoire de France. Un Lotois sabre au clair à l’assaut des Anglais, un Tarnais à la manœuvre à Austerlitz, un Gersois héroïque troué de balles, un Bigourdan révolutionnant la médecine de guerre, un Montpelliérain accouchant du Code civil…En 5 maréchaux et 2 civils, Boudu revisite le roman national à la sauce occitane.

01-boudu-57-grands-oc-01Sans la Révolution, Jean-de-Dieu Soult n’aurait pas été le héros d’Austerlitz mais le boulanger de Saint-Amans. Engagé volontaire dans l’armée royale à l’âge de 16 ans pour payer la taille que sa mère, veuve et désargentée, ne pouvait régler, il comprit vite que, dépourvu de titre de noblesse, il n’accéderait jamais au grade d’officier. Il revint donc déçu à Saint-Amans en 87, et se fit boulanger. Mais devant l’insistance de sa famille, il regagna les rangs de l’armée. La Révolution ayant ouvert les grades élevés à tous les citoyens, il gravit les échelons à force de courage, se distingua dans les années 90 partout où les armées royalistes menaçaient la Révolution, défendit Gênes au cours de la campagne d’Italie, contribua largement à la victoire d’Austerlitz, et parvint à freiner l’avancée des Anglais jusqu’à la bataille de Toulouse de 1814 (lire page 32). S’il brilla par son sens de la manœuvre militaire, Soult se vit reprocher sa personnalité glaciale. Au feu, il n’eut pas que des amis. Certains de ses compagnons lui firent une réputation de couard et d’opportuniste qu’il traîne encore aujourd'hui. Après l’Empire, il se retira à Saint-Amans où il fit bâtir un château. Il se joint à Louis-Philippe dont il devint président du Conseil, et s’éteignit quelques jours à peine avant le coup d’État du futur Napoléon III.

01-boudu-57-grands-oc-01Bessières avait de jolies dents, un accent du Sud-Ouest à couper au couteau et un œil qui disait merde à l’autre. C’est ce que nous en dit (en substance) dans ses mémoires la Montpelliéraine duchesse d’Abrantès. Napoléon, lui, louait son œil perçant et sa prudence. Du coup d’État du 18 brumaire au cours duquel il assura la protection de Bonaparte, jusqu’à Austerlitz où sa1

La suite est réservée aux abonnés.

Accédez à tous les contenus de Boudu en illimité.
Ou achetez directement le magazine en version pdf

À lire aussi dans ce numéro

Interview -

Napoléon et nousNapoléon DRH

Parler management avec Napoléon. Telle est l’expérience à laquelle s’est livrée Florian Mantione dans un ouvrage paru l’an dernier.

> Lire l'article <
Adolphe Roehn : Bivouac de Napoléon Ier sur le champ de bataille de Wagram © château de Versailles / Thomas Garnier
Portrait -

Alice Dausse, alignée sur Jupiter

Inconnue du grand public, Alice Dausse vient d’être choisie par La République en Marche pour fédérer les troupes haut-garonnaises en prévision des combats électoraux à venir.

> Lire l'article <
11-boudu-57-alice-dausse-00
Format court -

Napoléon et nous : les grands d’Oc

En 5 maréchaux et 2 civils, Boudu revisite le roman national et Napoléon à la sauce occitane.

> Lire l'article <
01-boudu-57-grands-oc-0