Portrait

Daniel Rougé, l'atout social de Moudenc

Rédaction : Jean COUDERC,
le 4 mai 2021 Temps de lecture : 18 min.
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Entré en politique dans un relatif anonymat lors des municipales de 2013, à la faveur de la décision de Jean-Luc Moudenc d’ouvrir sa liste à la société civile, Daniel Rougé a depuis fait beaucoup de chemin. Au point d’avoir convaincu le locataire du Capitole d’en faire le premier adjoint de sa nouvelle mandature. Boudu a cherché à en savoir plus sur cet homme discret mais influent, décrit comme intello mais pragmatique, à l’écoute mais agacé si les choses ne vont pas assez vite, et stratège sans être arriviste.

Quand Jean-Luc Moudenc présente Daniel Rougé à la presse le lundi 7 octobre 2013, le mundillo médiatico-politique toulousain ne s’en émeut pas. Ce n’est pourtant pas innocent si celui qui vient d’achever son second mandat de doyen de la faculté de médecine de Rangueil est le premier nom issu de la société civile dévoilé par celui qui veut retrouver son fauteuil au Capitole. « Un universitaire exceptionnel et un atout maitre pour Toulouse », voilà comment est qualifié l’homme aux tempes grisonnantes et au regard perçant qui affiche, en effet, un impressionnant CV. De l’aveu même de l’entourage de Pierre Cohen, le maire sortant, il s’agit d’ « une belle prise ». Mais le grand public n’a d’yeux, à ce moment-là, que pour la rivalité entre Christine de Veyrac et l’ancien maire de Toulouse. Et puis ce biterrois de naissance s’est jusqu’alors tenu éloigné des radars de la politique.

Un élève moyen
Fils unique, il grandit dans la sous-préfecture de l’Hérault dans une famille où le père change fréquemment de métier et où l’on n’a pas pour habitude de faire de longues études. Aussi lorsque le jeune Daniel annonce son intention de s’inscrire en médecine, « parce que je trouvais intéressant ce que racontaient les médecins qui venaient jouer au club de tennis de mon père », le scepticisme est de mise : « J’étais un enfant studieux mais moyen. Je n’étais pas assez fort en maths pour faire Bac C. Donc je sentais ma famille dubitative sur mes chances de réussir. » Il lui donne tort en franchissant la 1e année à la première tentative : « La matière m’a tout de suite plu, justifie-t-il. Contrairement au secondaire où je n’étais pas très bon parce que les choses m’étaient imposées, dès qu’il a fallu que je m’organise, j’ai su tout de suite m’imposer des charges de travail importantes. »
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