Enquête

Nougaro, Brassens, Trenet… l'Occitanie, patrie de la chanson

Rédaction : Sébastien VAISSIÈRE,
Illustrateur : Laurent GONZALEZ,
le 8 juillet 2021 Temps de lecture : 10 min.
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Trenet (dont Narbonne commémore cette année les 20 ans de la disparition), Brassens (dont Sète fête cet été le centenaire), Perret, Nougaro, Cabrel, Zebda, Bigflo & Oli… la liste des auteurs compositeurs interprètes d’Occitanie devenus des emblèmes de la chanson française est longue comme le bras. Certains sont carrément entrés de leur vivant dans le patrimoine culturel du pays, coupant eux-mêmes les rubans inauguraux d’écoles, de plaques ou de places qui portent leur nom. Où donc chercher les raisons de ce particularisme régional ? Dans la vieille inclination des locaux pour la poésie ? Dans la langue ? Dans l’oralité ? Dans l’accent ? Dans l’air ? Dans la terre ? Dans l’eau du canal du Midi près duquel ont grandi tous les artistes susnommés ? Dans le goût de la transmission ? Sur les bancs où les mémés prennent le frais les soirs d’été ? Sur un fil invisible reliant vieux et jeunes, Occitans et Ibères, troubadours et Berbères ? Sans doute dans tout cela à la fois, comme le découvrira quiconque prendra cet été, entre deux baignades et un mojito, la peine de lire ce qui suit.

Silence au bout du fil. Pierre Perret reste coi. Il a pourtant l’habitude des questions à la con et des demandes incongrues. Il est rodé aux phrases du genre « Allez Pierrot, chante-nous le zizi » et aux « S’il vous plaît, dîtes-nous des gros mots rigolos ». En près de 60 ans de carrière, le surdoué de la chanson populaire né à Castelsarrasin, repéré par Boris Vian, encouragé par Brassens, lancé par le légendaire Jacques Canetti (comme Piaf, Trenet, Aznavour, Béart, Nougaro…) et propulsé au sommet des hit-parades par des dizaines de tubes inoubliables, ne s’est jamais dégonflé devant une question de journaleux. Mais celle-ci l’enquiquine un peu. Aussi, pour s’assurer de l’avoir bien comprise, il la reformule à sa façon : « Vous voulez savoir pourquoi en Occitanie on est balèzes en chanson ? Eh bien, je vais vous le dire, sarkozyse-t-il. Tout tient à la musicalité de la langue. Quand j’avais 8 ans je traînais dans le café de mes parents. Les conversations, les accents, les expressions, les blagues, les jurons, tout y était musical. La rhétorique de bistrot du Sud-Ouest, c’est une musique en soi et déjà de la chanson. J’ai emmagasiné sans le savoir des phrases, des rythmes, des airs et des sujets qui nourrissent encore mon répertoire ».

Les propos éthyliques attrapés au comptoir prédisposant Perret à la conversation, son père l’a inscrit très jeune à un cours de déclamation avant de l’envoyer au conservatoire de Toulouse dans les années 1940. Là, on lui a enseigné la diction et appris à perdre l’accent du Sud-Ouest : « Je ne l’ai pas récupéré depuis, constate-t-il. Preuve qu’on peut être un chanteur du Sud-Ouest sans accent, et rencontrer le succès ! »

Enfance phare
Hakim Amokrane, lui, n’a pas appris à le perdre. Membre fondateur du groupe toulousain Zebda avec son frère Mustapha, il travaille avec ce dernier à la mise en musique de textes inédits de Nougaro pour un album à paraître en octobre. Pour lui, l’accent toulousain explique en partie le caractère universel de certains succès de Zebda : « Quand tu as un accent comme le mien, tonitrue-t-il en faisant sonner son « mien » comme Rostropovich faisait vibrer son ut, t’as pas 36 solutions. La première fois que tu t’écoutes chanter sur un enregistrement, il te faut encaisser le coup. Après, soit tu essaies de l’atténuer, soit tu décides que c’est bien comme ça. Nous, on a décidé de trouver ça cool ». Et son frère de poursuivre : « L’accent ne fait pas tout. Il y a la langue, aussi. La langue qu’on pratique, à Toulouse et en Occitanie, est taillée pour la chanson parce qu’elle est imagée et amusante. L’expression tomber la chemise, vient tout droit de l’occitan. Motivé, c’est pareil ; c’est d’ici. Nougaro lui-même truffait ses chansons de formules et de phrasés typiquement toulousains. Et pour des raisons qui nous échappent, ce parler touche les gens à Paris, à Lille, à Strasbourg. Nous, on s’inscrit dans cette tradition de la chanson française populaire et universelle. Celle qui accompagne la vie et décrit les moments simples qui font danser, rire, pleurer. Et il y a certainement chez les gens d’ici quelque chose qui les prédispose à la transmission des émotions universelles par la chanson, par l’oralité. De Trenet à Nougaro et jusqu’aux gars d’aujourd’hui, la clef, c’est l’oralité ».

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Inauguration du Jardin Nougaro en 1992 – Mairie de Toulouse, Archives municipales

Lâché par les frères Amokrane depuis les berges de la Garonne, le terme « oralité » ricoche jusqu’aux rives de la Seine, où Cécile Prévost-Thomas, maître de conférences en Musicologie et Sociologie de la Musique à l’Université Sorbonne-Nouvelle, constate l’appétence des Occitans pour la chanson : « J’ai l’impression qu’en créant cette nouvelle région et en la baptisant Occitanie, ses habitants ont redécouvert ce qui les rassemble : le goût de l’oralité, le plaisir de la langue et le bonheur de la conversation. On ne s’en aperçoit pas quand on vit dans le Sud-Ouest, mais quand on vient d’ailleurs, ça saute aux yeux ! Je suis Normande du côté de mon père, et du Minervois du côté de ma mère. Quand j’étais enfant, on quittait la Normandie en voiture pour passer les vacances dans l’Aude. Ce qui me frappait en chemin, c’est qu’une fois franchies les frontières du Lot, on assistait, en traversant les villages, à des scènes qu’on ne voyait pas au Nord : des vieux qui discutent sur les bancs, des gens debout qui tchatchent sur les places, et des enfants qui jouent autour. Des pratiques orales collectives spécifiques du Sud, qui ont forcément imprégné les artistes d’ici, des troubadours à nos jours ».

Et l’universitaire du Centre de recherche sur les liens sociaux (Cerlis), d’avancer que cette culture du partage et de l’oralité confère aux artistes qui grandissent en Occitanie un talent pour la transmission de valeurs très françaises, comme la liberté et la fraternité : « Plus encore que chez les autres grands de la chanson, l’amitié et la fraternité sont omniprésentes chez Trenet, Brassens, Cabrel, Nougaro. Cela installe avec leur public une familiarité et une intimité qui n’existent pas toujours avec les chanteurs issus d’autres régions de France. De toutes les expositions organisées ces dernières années à la Cité de la Musique à Paris, c’est celle de Brassens qui a eu le plus de succès. C’est un signe de cette proximité, de cette familiarité qui se moque de l’espace et du temps. Songez que Brassens est mort… il y a 40 ans ! »

En établissant un lien entre oralité et familiarité, Cécile Prévost-Thomas s’accorde avec Brassens lui-même. Dans un document de la fin des années 1960 conservé par l’Ina, on l’entend répondre à un journaliste qui l’interroge sur la singularité du public languedocien : « Tous les publics sont les mêmes. Ceux qui s’intéressent à un artiste et viennent le voir sont tous un peu de la même famille. Quand ils viennent le voir il s’établit une sorte de contact avec celui qui est en scène, et l’artiste n’a pas la possibilité de faire la différence ». Au petit jeu des familiarités, Fabien Lecœuvre va encore plus loin. L’ancien attaché de presse des yéyés devenu le Monsieur chanson de la télévision française et le biographe de Johnny, Polnareff, Farmer, Brant, Renaud, Bruel etc., a trouvé un point commun à tous les grands auteurs compositeurs interprètes d’Occitanie : « L’enfance ! Brel, Barbara, Aznavour et les autres ont écrit et chanté l’enfance, mais pas comme eux. Pour Brassens, Trenet, Lapointe, Cabrel, Perret ou Nougaro, l’enfance n’est pas un sujet mais la ligne éditoriale de leur existence. Ils ont pour cette période une tendresse qui touche au cœur, et cela explique le caractère universel de leurs chansons. Je ne veux pas verser dans les clichés de l’enfance sudiste idyllique, du beau temps, de la ruralité, de la beauté des paysages, mais il y a sans doute dans les enfances du Sud quelque chose qui initie à la beauté, à la douceur, à la contemplation, et qui, plus tard, mène à la composition et à la poésie ».

Autre grand spécialiste de la chanson populaire, le journaliste et auteur Bertrand Dicale, qui anime sur France Info la pastille Ces chansons qui font l’actu, explique par l’Histoire davantage que par l’enfance ou le paysage ce penchant naturel des locaux pour la poésie : « Si l’on veut émettre des généralités sur les chanteurs de chez vous, on est forcés de remonter jusqu’aux troubadours du Moyen âge, qui ont montré une grande obsession de la forme poétique et une extraordinaire capacité à exprimer des sentiments universels. Leur origine géographique (Occitanie) et leur rang social (aristocratie) n’empêchaient pas leurs chansons de parler à tout le monde. Cette universalité n’était pas un projet mais un fait. Or, c’est cela qui caractérise la chanson populaire : la capacité de toucher un vaste public avec des expériences personnelles. Et si vous ajoutez à cela l’amour des Toulousains pour la poésie, matérialisé par la présence dans la ville de l’Académie des Jeux Floraux depuis le XIVe siècle, vous expliquez sans difficulté le don des Occitans pour la chanson. Toulouse est un des rares lieux de France ou est attestée cette puissante et ancienne pratique de poésie populaire. Et ça, c’est déterminant pour les chanteurs occitans de l’époque contemporaine, qui ont su doubler cette prédisposition à la poésie par une grande capacité à s’enraciner à Paris. Nougaro, Trenet, Brassens, ça sent bon le canal du Midi et l’étang de Thau, mais c’est à Paris qu’ils se sont épanouis artistiquement ». Fabien Lecœuvre ne dit pas le contraire, qui insiste sur l’influence énorme du Narbonnais Trenet sur la chanson du XXe siècle dès son arrivée à Paris : « Brel a dit : “ Sans Trenet, nous serions tous des comptables. ” C’est plutôt clair comme message ! C’est ce Languedocien qui a donné le ton de la chanson française dès les années 1930. Et depuis, les chanteurs d’ici ont gardé de l’avance. Ils ont un talent fou pour saisir les mots et les préoccupations de l’époque. Qu’est-ce-qui rassemble Trenet, Images, Zebda et Bigflo & Oli ? Ils sont ou ont été au diapason de leur temps. Ils ont chanté comme leurs contemporains voulaient qu’on chante, dit je t’aime comme on voulait dire je t’aime en leur temps. Comme s’ils étaient dotés d’un sens inné de la mélodie populaire dont on hériterait de génération en génération ».

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Georges Brassens au théâtre du Capitole le 2 décembre 1963 – Mairie de Toulouse, Archives municipales – Photo André Cros

Ah, c’est dommage
On aurait aimé parler de cet héritage avec Bigflo & Oli, mais le break médiatique décrété par le duo après des années passées à saturer les plateformes de streaming et à remplir le stadium ne semble souffrir aucune exception. Pour mesurer malgré tout la permanence de la culture locale chez les jeunes artistes, il suffisait finalement de faire sonner le téléphone de Marie Pichoustre, candidate toulousaine de l’édition 2021 de The Voice, dont la première prestation a ouvert l’émission du 20 février dernier. À l’écran, cette toulousaine de 26 ans intégrée à la team Florent Pagny ne semblait pas particulièrement imbibée de culture locale. Il faut dire que les chansons interprétées jusqu’à son élimination en avril (Miley Cirus, Rita Mitsouko, Blondie, Gwen Stefani) ne lui en ont guère donné l’occasion : « C’est que je suis de Gratentour, moi ! Ça fait partie de notre culture ici. On a grandi et on s’est construits avec Zebda. Quand j’étais petite, ils organisaient des événements pour les écoles de la ville. Ça n’est pas le cas de tous les artistes ça ! Au lycée, j’ai découvert Bigflo & Oli, et plus tard Trenet, que j’adore. Et puis Nougaro, évidemment. J’ai un respect immense pour lui. Je l’écoute depuis toujours. Ses chansons occupent une grande place dans ma vie. Je les aime, je les chante, je les écoute ».

Soumise à la même question que Pierre Perret, Marie Pichoustre, qui prépare un tour de chant pour La Voile Blanche le 29 juillet, n’hésite pas une seconde : « Trois choses. D’abord l’accent, bien sûr. On le dit chantant, c’est pas pour rien. Ensuite l’oralité. Ici, on est plutôt du genre à se taper sur l’épaule et à se parler fort. Un peu à l’espagnole, quoi. Enfin, le plus important : la sincérité. J’en reviens à Nougaro, ceux qui ont travaillé avec lui racontent quel genre d’homme il était : sincère, franc du collier, comme Brassens. Et ça, ça se sent quand on est dans le public, et c’est impossible de faire semblant », assène-t-elle.

Pourquoi diable les grands auteurs et chanteurs d’Occitanie seraient-ils plus sincères que les autres ? Frédéric Castex a une explication. Directeur de la Maison Nougaro, il a conçu avec Cécile Nougaro le projet artistique étonnant (fondé sur la transmission plutôt que sur l’hommage) de ce musée-cabaret consacré au grand Claude et amarré au Port de l’Embouchure. « La sincérité est induite à la fois par le territoire et par l’Histoire. Par le territoire parce que ça ne peut pas venir du sang. Sinon les Espagnols arrivés à Toulouse ne se seraient pas appropriés cette culture aussi vite. Sinon Mouss et Hakim (lire le portrait), nés de parents algériens et imprégnés de culture berbère, ne présenteraient pas les caractéristiques humaines et artistiques occitanes qui en font, de mon point de vue, les héritiers naturels de Nougaro. Donc, c’est quelque part autour de nous. Peut-être dans le relief ou le climat. Je ne sais pas. C’est un territoire qu’on ne domestique jamais vraiment. C’est pas qu’il soit hostile, mais il est prenant. Tu ne peux pas te l’accaparer. Tu vis avec. Ensuite, il y a l’Histoire. L’Occitanie n’est pas, loin de là, au cœur du roman national. On n’attend donc rien de nous. On n’est tellement pas pris au sérieux par Paris qu’on nous laisse libres d’être. C’est parfois un handicap, mais pour les artistes, c’est une chance. Ici, on a le droit d’être soi. On n’a rien d’autre à offrir que notre identité, qui n’est pas revendiquée comme à Marseille mais profondément vécue et ouverte. Et avec une identité aux bras ouverts et une intimité révélée avec sincérité… on fait des chansons universelles. C’est comme ça que Claude Nougaro a pu toucher aussi largement et épouser le jazz sans jamais renier qui il était ».

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Charles Trenet en visite à Toulouse en 1947 – fonds Jean Dieuzaide – Mairie de Toulouse, Archives municipales, [84Fi5]

Chansons à terroir
À ses côtés Cécile Nougaro acquiesce : « Moi qui ne suis pas Toulousaine, j’ai éprouvé en arrivant ce lien établi par papa avec les Toulousains. Lien direct, intime et toujours présent. C’est pour cela que faire un musée Nougaro à Toulouse était un contresens. On aurait fait la course mémorielle à la notoriété avec les autres artistes. Or ici, cette compétition entre artistes n’existe pas. Il est plutôt question de transmission et de partage. Si j’avais installé la Maison Nougaro à Paris, il en aurait été sans doute autrement ». Longtemps dans le sillage de Claude Nougaro, aujourd’hui à l’initiative du Toulouse con Tour aux côtés de Magyd Cherfi (autre cofondateur de Zebda) et Art Mengo, l’auteur compositeur interprète toulousain Yvan Cujious croit lui aussi à l’influence du terroir sur l’écriture et la composition : « J’aime l’idée qu’on écrive différemment selon l’endroit où on se trouve. Écrire quelque part, c’est recevoir un discours. Brel a reçu le discours de la mer du Nord. Nougaro a reçu une blessure cathare et les sonorités d’un territoire mu par l’oralité qui le relie à ses prédécesseurs et à ses successeurs. Bigflo & Oli n’en sont sans doute pas encore conscients, mais ils sont porteurs de ces choses qui les dépassent. Et ils véhiculent cette tradition en y ajoutant une hérédité familiale forte, qui ouvre encore plus le spectre. Évidemment, dire ce genre de choses, ça peut sembler un peu chauvin, mais chaque région a ses propres trésors. Moi, j’envie les Corses parce qu’ils sont nés dans la musicalité vocale. Ils sont unis par ce lien fascinant. Idem pour les Basques, qui chantent comme nous on respire. Nous, en Occitanie, on est reliés par la tradition d’oralité et la facilité du discours », résume-t-il.
L’Occitanie comme terroir à chansons et terre à auteurs. Voilà qui rejoint la citation de Trenet imprimée en lettres autocollantes sur un miroir de sa chambre d’enfant, dans sa maison narbonnaise aujourd’hui reconvertie en musée : « Je fais des chansons comme un pommier fait des pommes ». Mais si le terroir produit les textes et les mélodies, les rythmes, sans exception, viennent d’ailleurs. Rien d’étonnant pour Bertrand Dicale : « Il n’existe pas de genre musical français. Dès le XIXe, la danse la plus pratiquée par les paysans en France, c’est la Scottish. Quant aux grandes chansons poétiques françaises du XXe, elles sont toutes portées par des rythmes étrangers. Les feuilles mortes, La vie en rose, sont portées par la valse, pas par un rythme français ».

Pour Yvan Cujious, cette explication ne suffit pas : « Les Nougaro, Trenet, Cabrel sont peut-être debout sur leurs racines, mais ils regardent loin. En allant chercher le jazz pour Nougaro, Dylan pour Cabrel, le swing pour Trenet, ils s’installent dans une forme de modernité et crée de l’inimitable. C’est la raison pour laquelle ils ne seront jamais ringards. Ils ne font pas semblant. Ils restent eux-mêmes et s’embarquent sur des rythmes qui leur parlent ». Les frères Amokrane signent des deux mains et concluent en chœur : « Nougaro n’a jamais essayé de singer les chanteurs de jazz américains pas plus que Trenet ou Cabrel n’ont cherché à imiter qui que soit, analysent les enfants des Izards. Pareil, un peu en dehors des frontières régionales, pour Massilia Sound System, qui n’ont jamais imité le reggae des autres mais l’ont interprété avec leurs particularismes régionaux. Si tu fais semblant, si tu imites, tu es ridicule. Si tu restes toi-même et pose ta culture et ta façon d’être sur des rythmes étrangers que tu aimes, alors, tu crées. C’est peut-être ça qui nous lie aux anciens, finalement ». Même la carte de Toulouse valide cette intuition : au nord de la ville, la rue Charles-Trenet débouche sur le chemin des Izards.

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