Portrait

Anne-Marie de Couvreur-MondetLa femme de l'onde

Rédaction : Jean COUDERC,
Photo : Rémi BENOIT,
le 6 octobre 2021 Temps de lecture : 20 min.
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Le 15 juillet dernier, le CSA autorisait 25 stations à diffuser leurs programmes via le DAB+, le tout nouveau système de transmission numérique de la radio. Parmi elles, que des grands noms (France Inter, Skyrock, RTL, RMC, BFM) et une inconnue, AirZen, annoncée comme la première radio positive de France, qui commencera à émettre le 12 octobre. À sa tête, la Toulousaine Anne-Marie de Couvreur-Mondet, inventeuse du concept de radio d’entreprise, qui tente depuis 20 ans de faire cohabiter performance et bienveillance au sein de son entreprise, Mediameeting, dont on loue autant l’exigence que l’on jase sur ses méthodes musclées de management…

L’information est passée, à l’époque, un peu inaperçue. Pourtant, lorsque le 6 mars 2019, le CSA rend publique l’identité des groupes de radios retenus pour émettre en DAB+, la présence d’AirZen, la première radio française consacrée au développement personnel, parmi les lauréats, fait l’effet d’une bombe. Dans un secteur où rares sont ceux qui parviennent à exister en dehors de la capitale, se voir attribuer la seule place vacante pour une nouvelle radio nationale est tout aussi inattendu que remarquable. Ce succès porte la marque d’Anne-Marie de Couvreur, née Mondet. Un de plus pour cette stakhanoviste qui les collectionne depuis qu’elle a créé, en 2004, Mediameeting. Un groupe fondé avec deux associés, Frédéric Courtine et Jean-Louis Simonet, qui affiche depuis son démarrage une croissance annuelle à deux chiffres et une propension, à l'image de sa fondatrice, à repousser les limites du possible.
Née à Tulle, en Corrèze, Anne-Marie Mondet grandit, fille unique, dans une famille de fonctionnaires territoriaux où le père, maître-nageur, ne badine pas avec l’assiduité. « Quand on veut être un peu sérieux en natation, il faut beaucoup s’entraîner. C’est comme ça dans la famille », le défend-t-elle encore aujourd’hui. À coup de deux entrainements par jour, la jeune fille apprend tôt le goût de l’effort. « Moi qui suis passionnée de développement personnel, j’ai appris que lorsque l’on inculque cette valeur à un enfant, on a quasiment terminé son éducation. On sait qu’il se débrouillera toujours dans la vie. »
L’exigence parentale ne se limite pas aux bassins : à l’école, les attentes sont grandes. « Je crois qu’on peut dire qu’ils étaient exigeants ». Et de se rappeler une de ces phrases qui marquent une enfance : « J’étais en 4e et mon père m’a dit : " Il y a 2 types de gens dans la vie, ceux qui commandent, et ceux qui sont commandés. Il1

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