Portrait

Pierre Baudis, un air de famille

Rédaction : Jean COUDERC,
Photo : Rémi BENOIT,
le 10 juin 2022 Temps de lecture : 9 min.
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En annonçant sa candidature aux élections législatives les 12 et 19 juin prochain, Pierre Baudis a surpris le landerneau politique… et au-delà. Mais si ce Macroniste de la première heure formule le vœu de ne pas être ramené, pendant la campagne, au rang de “fils de”, les similitudes avec son paternel sont trop criantes pour ne pas susciter la curiosité.

« Ce serait mentir que de faire le naïf. » Pierre Baudis n’est pas dupe, il sait bien que s’il ne reste plus une place assise pour sa première conférence de presse de campagne le 17 mai dernier à l’Alimentation Générale, ce n’est pas uniquement pour l’entendre exposer son projet pour la première circonscription de Haute-Garonne. Ni pour lui souhaiter un bon anniversaire avec un jour de retard. Qu’il le veuille ou non, se présenter à une élection à Toulouse, ne fusse-t-elle pas municipale, avec le patronyme Baudis n’est pas anodin.
Celui qui porte le même prénom que son grand-père, maire de Toulouse de 1971 à 1983, ne le sait que trop bien. « J’ai pris conscience très tôt que j’étais un enfant plus regardé que les autres. Quand on est le fils d’un personnage public, forcément, c’est différent. Et il vaut mieux l’intégrer très tôt. »
Tout comme le fait qu’il n’y a pas que des avantages à avoir un père connu. « Parce qu’une bêtise d’enfant, dans une ville comme Toulouse qui en réalité est un gros village, cela n’a pas la même importance selon que l’on est le fils du boulanger ou celui du maire. » Et les bêtises, Pierre Baudis en fera, comme tous les enfants de son âge. « Il était un peu turbulent, se souvient Serge Didier, il courrait partout lors des cérémonies publiques. » Ce que l’ancien adjoint de Dominique Baudis, devenu avec le temps l’ami (et l’avocat) de la famille, ignore peut-être, c’est les fêlures que les absences du paternel ont créé chez ses enfants : « Quand on est maire, on l’est 100 % du temps. Quand on va au restaurant, dans la rue, on est sans cesse sollicité. Pour l’entourage, il faut le comprendre et accepter très vite que l’on doit partager son père avec les autres.1

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