Portr'interview

Dominique FaureFidèle

Rédaction : Jean COUDERC,
Photo : Rémi BENOIT,
le 8 septembre 2022 Temps de lecture : 7 min.
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Élue députée pour la première fois en juin, Dominique Faure n’aura pas longtemps fréquenté les travées du palais Bourbon. Nommée secrétaire d’État à la ruralité, l’ancienne championne de tennis voit ainsi sa fidélité à Emmanuel Macron récompensée. Avec un défi majuscule à relever : réconcilier la ville et la campagne.

La vie joue parfois des tours… heureux ! Alors qu’elle pensait avoir (enfin) touché le graal en devenant députée, après deux premières tentatives infructueuses, lors du dernier scrutin législatif, Dominique Faure a donc intégré le gouvernement (2e version) d’Élisabeth Borne au poste de secrétaire d’État en charge de la ruralité. « Je ne m’y attendais pas du tout » jure-t-elle. S’il n’y a pas de raison de douter de la sincérité de cette native de Carcassonne, cette nomination s’inscrit dans une certaine logique… bien que la politique n’ait pas toujours été au cœur de ses préoccupations. Après avoir grandi au Maroc, elle rejoint la France à 17 ans pour y pratiquer le tennis à haut-niveau, et y poursuivre ses études. Championne de France cadette, elle progresse dans la hiérarchie hexagonale au point d’accéder à la 1e série française tout en suivant, en parallèle, une formation d'ingénieur à l'INSA à Lyon et une formation MBA à HEC à Paris. Pas suffisamment douée, selon ses propres dires, pour tutoyer les sommets tennistiques, elle décide de se consacrer entièrement à sa carrière. Elle enchaîne ainsi les postes à responsabilité dans le privé chez Motorola, Cegetel et SFR, avant de devenir directrice du développement de Veolia Environnement. En 2012, elle décide de rentrer dans l’arène politique en se portant candidate, sous les couleurs du Parti radical valoisien, à la députation dans la 10e circonscription de la Haute-Garonne. Battue par le socialiste Kader Arif, elle ravit, deux ans plus tard, la mairie de Saint-Orens de Gameville au communiste Christian Sempé, et devient vice-présidente de Toulouse Métropole en charge du développement économique. Une nouvelle fois battue au scrutin législatif en 2017, elle rejoint La République en Marche quelques mois plus tard. Depuis, elle constitue un soutien inoxydable à Emmanuel Macron à propos duquel elle ne tarit1

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