Reportage

L’École de l’HêtreClasse à part

Rédaction : Amélie BEYNAC,
Photo : Orane BENOIT,
le 8 septembre 2022 Temps de lecture : 5 min.
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Dans une maison toulousaine du Busca, les élèves viennent de faire leur rentrée à l’École de l’Hêtre. Un établissement hors contrat pensé par Marie et Julien Zevaco pour aider leur propre fille en souffrance à l’école. Originalité de la démarche : bien qu’adaptée aux enfants souffrant de troubles cognitifs ou comportementaux, l’école est ouverte à tous et intègrera une classe de 6e/5e à la rentrée 2023.

«  Tu prends un gant de boxe et un stylo et tu essaies d’écrire. C’est ça la dyspraxie. » Ainsi Marie Zevaco décrit-elle le calvaire de sa fille Clothilde. Pour soulager cette souffrance, elle s’est mise, avec son mari Julien, en quête d’une alternative. Pendant le confinement, les cours à la maison ont dégagé quelques perspectives et fait naître un peu d’espoir. Mais le retour à l’école fut aussi un dur retour à la réalité. « Pour nous parents d’élèves dys, tout dépend des enseignants. Certains sont à l’écoute et essaient de comprendre, d’autres, comme l’institutrice de Clothilde, refusent tout simplement de s’adapter. La petite en souffrait beaucoup » souffle la mère. Marie Zevaco travaille dans l’événementiel. Un métier qui consiste à : « rendre les autres heureux ». Mais lorsqu’il s’agit de rendre son enfant heureuse d’aller à l’école, la tâche lui est plus difficile. Pour sortir leur fille de cette souffrance, le couple avait plusieurs solutions. Il a choisi la plus radicale : inventer une école et se lancer, sans compétences dans un projet éducatif nouveau. Dès les premières démarches, Marie Zevaco, s’aperçoit que sa famille n’est pas la seule dans cette situation. Émilie Pré, qui a inscrit son fils Evan en CM1/CM2, l’unique classe de l’école de l’Hêtre, a rencontré les mêmes difficultés. Atteint d’un trouble du déficit de l’attention avec hyper-activité (TDAH) et de plusieurs troubles dys, son fils vit l’école comme une épreuve : « Impossible pour lui de rester assis en classe toute la journée par exemple. Il peut faire du mieux qu’il peut, il ne sera jamais le premier de la classe, et il le sait… » témoigne sa mère. Première étape pour le couple Zevaco : se documenter sur les modèles qui marchent, en particulier en Estonie et aux États-Unis. Au contact1

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