Interview

Nicolas Parodi et Anastasia De SantisQuelque chose entre les oreilles

Rédaction : Agnès BARBER,
le 3 novembre 2022
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À la tête du studio castrais Sons et Merveilles, qui réalise des podcasts pour les marques et les institutions, Nicolas Parodi est aussi le créateur, avec la productrice de podcast Anastasia De Santis, des Rencontres podcastiques, rendez-vous toulousain consacré à ce format audio en vogue, qui s’écoute sur son smartphone ou dans son tracteur.

En quoi consistent les Rencontres podcastiques ?
Un rendez-vous, chaque mois, dans un café toulousain autour d’un invité qui partage son expérience et les coulisses de fabrication de son podcast. L’idée des Rencontres podcastiques est de réunir ceux qui gravitent autour du podcast : auteurs, réalisateurs, ingénieurs du son, journalistes, ainsi que tous ceux qui adorent écouter des podcasts et qui voudraient se lancer.

Tout le monde peut-il être podcasteur ?
Il n’y a pas de barrières techniques. Certains podcasts, très écoutés, ont même été enregistrés avec un smartphone ! La diffusion étant elle aussi facile, en théorie, tout le monde peut se lancer. Le podcast a permis d’aborder une grande variété de sujets, notamment autour des questions de genre, de féminisme. Il y a une liberté de ton et de format, qui laisse une place aux récits plus personnels, plus intimes, aux sujets de niche, qu’on ne retrouve pas en radio. Le podcast dit « natif » est beaucoup plus libre, il n’y a pas de contrainte de durée, contrairement à une émission radio qui doit entrer dans une grille de programme. Il y a aussi une plus grande liberté dans le choix des invités. On entend donc d’autres voix.

Qui écoute des podcasts ?
Le podcast est né aux États-Unis en 2001, et même si Arte Radio a été présente très tôt, les premiers gros studios indépendants se sont créés en France à partir de 2018. L’écoute du podcast concerne en majorité des actifs urbains de 25-45 ans. Il fait partie des nouvelles manières de s’informer, en mobilité, avec son téléphone. Mais on voit que, petit à petit, la pratique du podcast se généralise. Lola Cros, notre première invitée, autrice du podcast finta! sur l’Aveyron, nous a confié qu’elle avait rencontré des agriculteurs qui l’écoutaient dans leur tracteur. Un podcast, comme la radio, s’écoute en faisant autre chose… Il accompagne généralement nos activités du quotidien, à la maison, à l’extérieur, et même au travail.

Le podcast concerne-t-il beaucoup de monde à Toulouse ?
C’est un format sur lequel il est facile de collaborer à distance. Il y a des gens à Toulouse qui font du podcast à portée nationale : c’est le cas de notre prochaine invitée, Johanna Cincinatis, qui a travaillé sur le podcast Maintenant vous savez pour le studio BabaBam à Paris. Elle a aussi coréalisé la série Mesdames sur les femmes remarquables de Toulouse et sa région. Nous accueillerons aussi le Quai des savoirs, qui diffuse des podcasts sur la science et la médiation scientifique, dont l’intérêt dépasse le cadre local. Ce sont des podcasts faits à Toulouse, mais qui ont une portée nationale.


Partenaire des Rencontres podcastiques, BOUDU offre un numéro pour chaque place réservée > https://rencontres-podcastiques

Prochain rendez-vous des Rencontres Podcastiques Mercredi 2 novembre avec Johanna Cincinatis, à 19h au café Salmanazar, 15 rue Bouquières à Toulouse.
Mardi 6 décembre avec Marlène Stricot, du Quai des Savoirs, à 19h au café Salmanazar


Retrouvez chaque mois le podcast de Boudu > https://anchor.fm/boudu

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