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Aéroport Toulouse-Blagnac : tout ça pour ça ?

192 millions d’euros, sans compter les dividendes perçus depuis 2015, qui s’élèveraient à près de 50 millions d’euros. C’est la plus-value que le principal actionnaire de Toulouse-Blagnac, Casil Europe, espère réaliser en revendant sa participation, soit 49,9 % du capital de l’aéroport. Une décision de se désengager qui serait motivée par l’impossibilité pour le consortium de devenir majoritaire suite au refus de l’État, l’an dernier, de lui vendre sa part restante (10,01%). Une information qui surprend néanmoins car elle intervient alors que les actionnaires venaient de se mettre d’accord sur une règle d’attribution des dividendes. Pour mémoire, Casil Europe avait racheté pour 308 millions d’euros les parts mises en vente par l’État en décembre 2014. Le groupe chinois, qui a mandaté la banque d’affaires Lazard pour mener à bien cette opération, justifierait une telle plus-value par la croissance du trafic de l’aéroport passé entre 2015 et 2018 de 7,6 à 9,6 millions de passagers, et un chiffre d’affaires qui devrait dépasser les 150 millions d’euros, en hausse de 5 %, tout comme le résultat d’exploitation. Des résultats qui devraient logiquement susciter l’intérêt de nombreux repreneurs. Si aucun ne s’est, à l’heure où nous mettons sous presse, manifesté, plusieurs noms sont évoqués comme Vinci, qui contrôle déjà les aéroports de Lyon et Nantes, Eiffage, mais aussi la Banque Populaire Occitane, associée à Natixis et la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées.

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