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Adeline Loyau, chercheuse en écologie de la montagne

Dernière mise à jour : 11 janv.

Adeline Loyau est chercheuse en écologie de la montagne au laboratoire Ecologie Fonctionnelle et Environnement de Toulouse. Née en Brie, plat pays couvert de forêts, elle court aujourd’hui les lacs des Pyrénées pour mesurer les bouleversements environnementaux de notre temps. 



Sa passion pour le vivant

« J’ai toujours été curieuse du vivant et de la biologie. Pour peu que ça bouge, ça me passionne. Tous les enfants sont passionnés par les animaux, mais en grandissant, ça leur passe. Moi, ça ne m’a jamais quitté. J’ai passé un doctorat en éco-éthologie. Je voulais étudier le comportement des animaux dans leur milieu naturel, pour mieux les protéger. »


Sa prise de conscience

« J’ai vite compris qu’il y avait plus urgent que l’étude du comportement. Plutôt que d’étudier les amphibiens, j’ai réorienté mon domaine de recherche vers les pathogènes susceptibles de leur déclencher des maladies. »


Son quotidien

« Mon travail consiste à récupérer dans les lacs des échantillons d’eau, de microbes, de sédiments, de zooplancton, et d’effectuer des mesures en laboratoire. On cherche les microbes, les parasites, les pathogènes, la pollution. On a trouvé 80 molécules de pesticides et herbicides qui proviennent de produits épandus dans les vallées et portés par les vents, et retombent sous forme de pluies. Même l’eau des lacs de montagne, qu’on imagine pure, est donc polluée.  »


Son amour de la montagne

« Je suis née en Brie, dans le sud-est parisien, une terre plate recouverte de forêts. J’avais 12 ans quand mes parents m’ont amenée pour la première fois à la montagne, au-dessus de Lourdes, Luchon, Cauterets… Je me souviens précisément de la sensation physique intense que j’ai ressentie devant la grande beauté de ces paysages. »


Ses recherches

« C’est en montagne que le changement climatique est le plus marqué. Les écosystèmes s’y modifient à grande vitesse. Même nous, chercheurs, sommes surpris. Cela aura des conséquences sur la santé humaine. Nos recherches montrent que ces déstabilisations environnementales peuvent favoriser l’apparition de maladies ou la prolifération de pathogènes. »


Son message

« En protégeant la biodiversité, on se protège soi-même. »

À lire : Les tribulations d’une scientifique en montagne, (Glénat), par Adeline Loyau




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