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  • BOUDU

Cinq questions à Jacques Goba

Comment est née l’idée de lancer votre marque ?  En 2009, j’ai rejoint l’association Kalakuta Productions qui organisait des événements à Toulouse autour du néoclassicisme de la musique africaine. Puis j’ai eu envie d’aller plus loin en questionnant les gens autour d’une marque. C’est ainsi que j’ai créé, en 2014, United Souls en m’appuyant sur la notoriété de Kalakuta.

Pourquoi une marque de vêtements ? Un jour je suis tombé sur un micro-trottoir du Petit journal de Yann Barthès où il était demandé à des jeunes de 20 ans portant un tee-shirt du Che s’ils le connaissaient. Devant leur ignorance, j’en ai déduit que l’iconographie seule, bien que très puissante, restait insuffisante. C’est alors que j’ai eu l’idée de créer des t-shirts pour rendre hommage aux personnes qui se sont engagées dans la lutte des droits civiques en Afrique, en ajoutant, à côté des visages, des informations comme leur nom, leur date de naissance ou de décès.

D’où vient ce nom : United Souls ?  Au départ, cela devait s’appeler Les États Unis d’Afrique (USA). Mais sur les conseils d’un ancien collègue j’ai préféré faire référence aux âmes plutôt qu’aux États, donc United Souls of Africa avec comme slogan « Where states fail people preveal » (Là où les états échouent le peuple prévaut). Finalement, j’ai seulement conservé United Souls.

Quel est l’objectif de United Souls ? United Souls, c’est une marque fédératrice qui s’inscrit dans un devoir de mémoire. C’est un peu un panthéon des personnes qui se sont mobilisées pour les droits civiques en Afrique notamment, mais également dans le reste du monde.

Que pourra-t-on voir lors de l’exposition en juin ?  Parmi les illustrations que l’on retrouve sur les t-shirts, huit portraits, tous réalisés par des artistes d’Occitanie, seront exposés sur de grands totems, dont les musiciennes Oum Kalthoum et Nina Simone, l’écrivain James Baldwin ou encore la militante LGBT brésilienne Marielle Franco.

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