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  • BOUDU

Glou-glou : boisson d’avril

Alsace – La grange de l’oncle Charles – 2015 De 10 à 15 €

Situé à Ostheim, petit village alsacien, et produit par Jérôme François, le domaine La Grange de l’oncle Charles n’existe que depuis 2014. Il se compose de 10 appellations, dont celle d’« Alsace ». On goûte ici la petite cuvée.

EN RÉSUMÉ Présenté comme un vin facile à boire par Philippe, ce blanc obtenu à partir de tous les cépages alsaciens s’avère en réalité un vin plus complexe à la dégustation. Et pas si insouciant à boire…

Philippe Lagarde : « Ça, c’est un vin que tu bois sans réfléchir, sur les bords de la Garonne. C’est vrai que ça peut être rapidement rassasiant. Je pense que ça peut être pas mal sur des ris de veau. Si tu mets un peu de citronnelle ça peut bien fonctionner. »

Thomas Cabrol : « Je trouve que l’on est entre le mélèze et le lys, c’est hyper aromatique, la sève de pin. Il y a un côté bonbon des Vosges très marqué. Tu as l’impression d’avoir un cataplasme sur la poitrine. C’est pour soigner le rhume de fin d’hiver. »

François-Xavier Trauque : « Ça fait très Roussillon je trouve. C’est chaud. L’aromatique est chouette mais on est un peu sur l’alcool. Il me faudrait manger avec. Je trouve que ça fait vin d’accord. »

Montilla-Moriles – Bodega Toro Albala – 2015

De 5 à 10 € Vin blanc espagnol réalisé exclusivement à base du cépage pedro ximenez, ce Montilla Moriles de la bodega Toro Albala est produit dans le vignoble d’Andalousie, au nord-est de Cordoue.

EN RÉSUMÉ La particularité de cette cuvée Dos Claveles est qu’il s’agit de la seule cuvée non sucrée de la Bodega Toro Albala, très connue pour ses vins sucrés. Assurément la grande surprise de cette dégustation… sans pour autant susciter trop d’enthousiasme.

Philippe Lagarde : «  Il y a un côté eau de rose et bonbon, très acidulé. Clairement, je n’en bois pas. Après, tu fais tomber les filles avec ça. C’est printanier, floral. C’est très aromatique. »

Thomas Cabrol : « Habituellement, on trouve, dans cette région chaude de l’Espagne, des vins hyper pâteux, sucrés, sur la figue, la datte. Là, c’est vendangé très tôt, fin juillet, ce qui permet d’obtenir une cuvée classique. Ça n’a rien de sexy mais les filles adorent ! »

François-Xavier Trauque : « Ça fait un peu mauzac. On n’est pas loin du muscat aussi. C’est bien sec au final, mais je n’en boirais pas des seaux. »

Gaillac-Prunelart – Domaine plageoles – 2014 De 15 À 20 €

Le domaine Plageoles est exploité depuis 1805 dans le Tarn sur l’aire d’appellation de Gaillac. La famille travaille des cépages locaux comme le mauzac, le duras, le braucol ou le prunelart qui a servi à créer cette cuvée.

EN RÉSUMÉ Tous les cavistes de Toulouse connaissent la famille Plageoles dont la réputation a largement dépassé les frontières du Tarn. Personne n’a pourtant reconnu cette cuvée réalisée à partir d’un cépage singulier le Prunelart. L’impression générale ? Déroutante…

Philippe Lagarde : « Il a un côté très grenache, avec la sensation de sucre résiduel, de suavité en fin de bouche. Ce n’est pas puissant mais un peu entêtant. Il y a un côté végétal mûr, c’est étonnant. Dans l’esprit, c’est un vin de copains, pour la première partie de pétanque de l’année. »

Thomas Cabrol : « J’ai cru reconnaître le dolcetto, un cépage piémontais. C’est un peu mûr, végétal, sans trop de tannins. Il y a un côté cerise confite, c’est presque kirsch. C’est printanier, bien pour un pique-nique. Mais ce n’est pas ma tasse de thé. »

François-Xavier Trauque : « À l’aveugle, on aurait presque pu confondre avec une négrette, un Fronton. C’est un cépage un peu original avec une aromatique vraiment à part. C’est très fleur, très riche, parfumé, ça sent un peu la prune. C’est un vin déroutant.»

Philippe Lagarde Historien de l’art de formation, il met sa poésie au service des breuvages qu’il se fait un devoir de recracher… à l’intérieur. Pour ce globe-trotter de la boutanche, le vin est avant tout une affaire de copains. Le Tire-bouchon – 23 Place Dupuy.

François-Xavier TRAUQUE C’est en mettant le nez et les mains dedans que ce Languedocien de naissance a appris le vin. Fervent défenseur des vignerons de sa région, il n’aime rien tant que ceux qui transpirent leurs vignes. L’Envie – 14 place des Carmes

Thomas CABROL Traqueur du moindre défaut technique, ce Mazamétain de naissance, œnologue de formation, attend des vignerons qu’ils soignent autant la vigne que la vinification. Sa singularité ? Il recrache toujours. N°5 Wine Bar – 5 rue de la bourse

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