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Olivia Pellerin : BouduBookClub – épisode 7

Dernière mise à jour : 5 janv.

Designer-céramiste habituée des collaborations avec les grands restaurants (Briketenia, Georges V) et le pâtissier star Maxime Frédéric. Résidente de l’Espace Éclair à Toulouse. Lectrice oublieuse de tout, sauf des sentiments.



Enfer

Enfant, je n’aimais pas les lettres, je n’aimais pas les idées, je n’aimais pas les pensées. J’aimais les maths, les sciences, le concret. Quand j’avais un livre à lire pour l’école, je cherchais un résumé. Je me souviens du Lion, de Kessel. Long, sans image, impossible de me projeter… l’enfer.


Images physiques

Je me suis vite destinée à un métier manuel. Mon imagination se formait autour des images réelles et physiques, mais jamais autour des mots. Et puis, il y a eu L’Herbe bleue, que ma mère nous a mis entre les mains, à mes sœurs et moi, quand nous sommes devenues adolescentes. Je crois que c’est le premier livre que j’ai lu en entier.


Famille

Le premier qui m’a touchée, c’est La Vie devant soi, lu au lycée. J’en ai gardé un goût pour les histoires de liens familiaux forts. J’ai retrouvé ce même plaisir quelques années plus tard à la lecture d’Oscar et la Dame Rose, d’Éric-Emmanuel Schmidt.


Réel, laideur

La lecture est entrée dans ma vie au cours de mes études, avec les ouvrages fondateurs de l’histoire du design (La Laideur se vend mal, de Lœwy, ou Le Réel et son double, de Rosset).


Humble

Mon rapport à la lecture est humble et timide. Je ne me sens pas autorisée à lire les grands auteurs. J’ai une mauvaise mémoire des titres et des auteurs. Je me souviens par contre précisément de mes émotions. Elles sont parfois même trop fortes. J’ai adoré Le Parfum de Süskind. Je me souviens avoir éprouvé du dégoût et de l’excitation en le lisant. Des émotions si violentes, si dures, que je ne serais pas capable de le relire aujourd’hui.


Chevet

Sur ma table de nuit, il y a Manières d’être vivant, de Baptiste Morizot, offert par mon père. Un livre de connaissances sur le vivant, le rapport à la nature, et sur ce qu’on en fait.


Littéral

Je lis beaucoup de livres en rapport avec la gastronomie. Celui que je vous ai apporté, je ne sais plus comment je l’ai découvert. Je pense que quelqu’un me l’a offert ou m’en a parlé… je ne sais plus. Le Restaurant de l’amour retrouvé, d’Ito Ogawa. Une écriture très descriptive, presque physique des fruits, des légumes, des préparations, des sons, des parfums. Quelque chose de littéral, comme un lien entre ce livre et mon travail. Je l’aime tellement que je l’offre dès que j’en ai l’occasion.

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