Boudu 48 – Mai 2020

34,50

EN COUV’. En pleine face
Heureux le lecteur qui découvre ce numéro de Boudu dans le grenier de papi et mamie, longtemps, longtemps après la crise du coronavirus. Il peut apprécier à leur juste valeur ces images saisissantes de Toulouse vidée de ses Toulousains. Nous, en ce mai 2020, en avons assez de ces rues vides, et préférons les remplir de vers de Nougaro pour nous sentir moins seuls.

REPORTAGE. À L’épreuve du confinement
Le journal de bord de quatre familles de tous horizons, contraintes d’assurer la « continuité pédagogique » des enfants pendant le confinement. De l’éclate à l’ennui, du plaisir de la nouveauté à l’usure du train-train, de l’angoisse des parents au stress des enfants, Boudu a partagé le quotidien de l’école à la maison et joué à la poupée Barbie par Skype.

TRIBUNES LIBRES. Et maintenant ?
Il en faudra des idées, des pensées, de l’énergie, des opinions, de l’humour et des sentiments pour se remettre de la crise économique et sanitaire que nous traversons. Les auteurs de ces tribunes ont chacun un peu de tout cela, qui nous donnent matière à panser et raisons d’espérer.


EDITO. Pour mémoire

Ce numéro ne pouvait pas ressembler aux autres. Après avoir pris la décision de ne pas sortir de Boudu en avril, nous voici de retour avec un magazine pensé pour se souvenir.

Se souvenir d’abord que la ville s’est arrêtée brusquement le 16 mars. En ouvrant largement nos colonnes à la photographie, nous avons souhaité faire œuvre de mémoire en imaginant les mines stupéfaites de nos enfants lorsqu’ils tomberont, demain, sur le spectacle en images de ce Toulouse vide.

Se souvenir aussi que pendant que la plupart des Toulousains (dont la rédaction de Boudu) était confinée, d’autres continuaient de travailler dans les hôpitaux, les supermarchés, les postes ou les blanchisseries, pour que la machine ne s’arrête pas totalement.

Se souvenir enfin de la justesse de la phrase de Talleyrand « Quand je me regarde, je me désole. Quand je me compare, je me console » : dans notre malheur, notre sort était sans doute l’un des plus enviables de France. Alors à l’heure où l’on redoute (encore) l’arrivée d’une seconde vague épidémique, formulons un vœu : celui que les seules vagues que nous ayons à craindre soient celles qui égaieront les baignades estivales de nos enfants, en déferlant sur nos belles plages d’Occitanie.

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Papier, Pdf