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Claude Cohen : Guérire

Dernière mise à jour : 15 mars

On coupe ce 8 mars le ruban de la trentième édition du Printemps du rire. Le festival, qui a failli boire le bouillon en 2015, affiche aujourd’hui une belle santé. Il le doit en partie à son président Claude Cohen, personnage étonnant, anesthésiste réanimateur à la Clinique Croix-du-Sud, qui soigne son blues de médecin en écrivant des drames et des pièces de boulevard.



Soir d’hiver quai Lombard. À l’heure où Toulouse revêt son ciel fuchsia spécial selfie, les passants tirent les mobiles des poches en lâchant des « ho », des « wesh » et des « wah ». Pendant qu’ils postent leur vue de La Grave sur Insta, Oli (sans Bigflo) passe subrepticement dans leur dos. Le voilà qui s’engage allée de Brienne, sous le porche du Flashback café. Le tout-Toulouse y est déjà, qui assiste en éclusant des blondes à la présentation officielle du trentième Printemps du rire. L’équipe du festival a investi la grande salle, tendu un écran, improvisé une scène, et suspendu une banane gonflable géante au plafond. Sous ce totem de plastoc, dans la foule des huiles et des journaleux, Claude Cohen apparaît en sexagénaire à gilet marine, foulard autour du cou, air bonhomme, visage rond, barbe fine, lunettes mouchetées et regard doux. À la ville, il est anesthésiste réanimateur. Le reste du temps il écrit des pièces au stylo plume, peint ou dessine au pastel. Un médecin à l’ancienne, plus artiste que scientiste. Philosophie personnelle qui s’explique probablement par l’origine de sa vocation.


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