top of page

Come-back

  • Photo du rédacteur: Jean Couderc
    Jean Couderc
  • il y a 12 minutes
  • 2 min de lecture

Fermé l’année dernière dans la foulée de la liquidation judiciaire du Canaille Club, le Studio 55 vient de rouvrir ses portes. Pour le plus grand plaisir de Fred Menuet, l’un de ses fondateurs.


Fred Menuet - © Rémi Benoit

Il y a pile un an, le théâtre que vous aviez fondé en novembre 2021, baissait le rideau. Dans quel état d’esprit étiez-vous ?

Un mélange de tristesse, d’impuissance et de fatalisme parce que la fréquentation était bonne avec un taux de remplissage entre 70 et 80%.


Vous aviez réussi le pari de faire venir les gens à Montaudran…

Exactement ! Le lieu avait trouvé son public, notamment avec les familles, mais aussi les villes environnantes. Heureusement, les choses se sont bien finies avec les anciens propriétaires.


Comment s’est passée cette année d’itinérance ?

Avec Mélissa, on a beaucoup tourné, dans toute la France,avec le spectacle Parents. Ça a été assez magique d’aller à la rencontre de ces différents publics, même si l’année a été très fatigante pour tout gérer, notammentla petite famille.


Et ce retour aux sources, racontez-nous ?

Heureux, d’autant que les dirigeants de Capital Group (propriétaires du Wallace, Rowing, ndlr) ont conçu un projet où l’art et la culture ont vraiment toute leur place.


Cette pause vous a-t-elle amené à voir les choses autrement ?

On s’est rendus compte qu’on avait envie de recentrer le lieu sur la famille en proposant des spectacles dédiés dans la journée. On veut aussi continuer à s’ouvrir à d’autres.


C’est-à-dire ?

On veut s’entourer de troupes toulousaines, donner sa chance à de nouveaux talents. Pour Boomer, par exemple, qui est notre spectacle phare de rentrée, on a travaillé avec Muriel Darras du Grenier Toulouse. On s’est régalés.


Pour que le Studio 55 soit moins systématiquement associé à Fred et Mélissa ?

L’idée est d’élargir notre palette pour ne pas se fatiguer et ne pas fatiguer nos spectateurs. Mais aussi pour que le Studio 55 devienne un vrai lieu avec une programmation éclectique. Le nouveau défi, c’est d’accompagner des gens qui ont d’autres univers.


N’est-ce pas difficile de continuer à faire rire vu le contexte ambiant ?

On sent que les gens ont envie de choses positives. Boomer que l’on vient de créer est un petit bonbon qui fait du bien aux gens. Le public a besoin de choses un peu légères, de lâcher prise. Parce que c’est vrai que la période est très compliquée.


Y-a-t-il des sujets que vous évitez, dorénavant d’aborder ?

Je dirais qu’il y a des choses qui sont révolues, des phrases que l’on disait il y a 10 ans qu’on ne dit plus. Et qu’on n’a plus envie de dire. Ce n’est pas grave. Il y a des choses qui étaient marrantes il y a 50 ans et qui, aujourd’hui, heureusement ne font plus rire.


Pas d’auto-censure donc ?

Non, pas du tout. Trouver de nouveaux leviers pour faire rire, un peu plus intelligemment, c’est stimulant. Sur Boomer, par exemple, on a essayé d’aller un peu plus sur l’émotion. C’est hyper intéressant. Surtout quand on a la chance de travailler avec des comédiennes comme Muriel.

bottom of page