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Norieh : meilleur espoir féminin

En matière vocale, et de son propre aveu, Norieh sait tout faire, sauf rapper. Née dans une maison où flottait du classique et des airs d’opéra, elle s’est forgée une solide culture musicale, jusqu’à l’achat de son premier album de Louise Attaque. À l’âge de 10 ans, elle intègre la Lauzeta, le chœur d’enfants semi-professionnel dirigé par François Terrieux. Ce dernier se souvient d’une choriste enthousiaste : « Elle était partante pour tout ! Répertoire a cappella, avec piano et ensemble instrumental, ou encore opéras pour enfants à la Halle aux grains avec l’Orchestre National du Capitole, elle était d’une motivation toujours égale ». Après 10 ans dans cette chorale, celle qu’on appelle encore Charlotte, intègre le Conservatoire de Toulouse en chant lyrique et s’inscrit en parallèle à l’option musique du lycée Saint-Sernin. Sans doute cette double formation explique-t-elle en partie l’amplitude de ses capacités vocales et de son registre musical. Au lycée, justement, elle multiplie les expériences, et compose à tout va : « J’ai eu mon premier groupe à 15 ans et depuis je n’ai jamais arrêté de chanter dans plusieurs groupes à la fois en superposant métal, blues, pop, fusion etc.»

Vivier toulousain Il y a quatre ans, elle est contactée par Salomé Perli, violoniste de Neko Light Orchestra, alors à la recherche d’une chanteuse. « Je lui ai tout simplement proposé de tenter l’expérience, car elle avait le profil

Sur scène, c’est une diva.

parfait. Nous recherchions une chanteuse lyrique, rock et geek à la fois. Et Norieh est une vraie geek dans l’âme ! » s’amuse-t-elle. Avec le Neko Light Orchestra, Norieh réinterprète des musiques de films, récrit des B.O., conçoit des arrangements et participe à l’écriture musicale de spectacles. « Sa créativité est sans limites et c’est une vraie musicienne. » résume Salomé Perli.

Active en coulisse, la Toulousaine sait aussi prendre sa place sur scène. Une habitude. La première fois, c’était à six ans, au côté de Claude Nougaro sur une composition originale. « Un souvenir intense mais vague » sourit-elle. Plus tard, elle connaît de beaux moments sur les planches avec la Lauzeta : « Je me souviens d’un mémorable Douce et Barbe Bleue, opéra d’Isabelle Aboulker, où Norieh avait pu s’exprimer tant au niveau vocal que sur le plan théâtral », s’émeut son ancien professeur, François Terrieux. « Sur scène, c’est une diva, poursuit Salomé Perli. Pas de façon égocentrée, mais par sa présence. Elle incarne son personnage avec puissance et sobriété. » Aujourd’hui, c’est accompagnée de son pianiste, Tony, qu’elle se lance dans une tournée promotionnelle, consciente de la concurrence féroce qui règne dans le mundillo musical : « Toulouse c’est un excellent vivier musical. Il y a une telle qualité dans tous les genres qu’on se demande parfois ce que certains groupes font encore là. Au Hellfest, cet été, j’ai vu des groupes se produire sur scène, dont la prestation était loin de valoir celles de nombreux groupes de chez nous. C’est la grande difficulté de l’époque. Aujourd’hui, il faut être bon partout :  en studio, dans la com’, et sur les réseaux. ».

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