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Rugby totem

Dernière mise à jour : 10 janv.

Comme le XV de France et son coq gaulois, l’écrasante majorité des équipes qui disputent la coupe du monde ont un animal ou un végétal pour emblème. Celui de l’équipe du Tonga, dans laquelle évolue le Toulousain Pita Ahki, pourrait bien avoir un lien avec l’expédition autour du monde de l’Albigeois.



Tonga

Pas l’ombre d’un olivier sur l’archipel polynésien des Tonga. Aucune trace de blanche colombe non plus. C’est pourtant de ce symbole universel de paix qu’est frappé le blason de l’équipe de rugby du royaume. À moins que cette colombe ne soit un spécimen de l’espèce locale de la famille des colombidae : le ptilope de Lapérouse. Le nom de cet animal superbe qu’on aperçoit aussi dans le ciel des Fidji et des Samoa, est un hommage au navigateur albigeois qui en fit l’une des premières descriptions : Jean-François de Lapérouse. Ce dernier est resté dans l’histoire comme l’explorateur à qui Louis XVI confia la mission scientifique la plus ambitieuse du siècle des Lumières. Une expédition autour du monde partie du Havre sous les vivats, et achevée par un naufrage dans les eaux turquoises du Vanuatu. À bord, l’ordre de mission suivant : « Nous, Louis XVI, en cette année 1785, donnons ordre et instruction à Monsieur La Pérouse de mener à bien une expédition autour du monde à des fins géographiques, scientifiques, politiques et commerciales. (…) Il devra se concilier l’amitié des principaux chefs, et n’usera de la force qu’avec la plus grande modération. » C’est aux Samoa que Lapérouse aperçoit pour la première fois celle que les indigènes appellent manulua. Dans son journal de bord, il écrit : « La plus charmante des tourterelles (…) blanche, sa tête du plus beau des violets, ses ailes vertes et sa guimpe semée de petites taches rouges. » Le Royaume des Tonga a fourni des joueurs marquants au Stade Toulousain. Les frères Maka (Isotolo et Finau), ont accompagné les grands succès nationaux et européens des Rouge-et-Noir dans la première décennie des années 2000. Le Stade compte un centre néo-zélandais d’origine tongienne dans ses rangs, Pita Ahki, qui dispute cette année sa première coupe du monde.

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