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ENQUÊTE

Toulouse, la belle enlaidie ?

PAR Sébastien VAISSIERE | Photographie de Matthieu SARTRE
Temps de lecture 10 min

Toulouse est une belle ville. Tout le monde le sait. Les vieux Toulousains le claironnent, les néos le ressassent, les touristes en attestent. Hélas, l’emballement s’arrête aux limites de la vieille ville. On ne trouvera personne pour s’ébaubir des nouveaux quartiers qui sortent de terre, hérissés de bâtisses fadasses dont on voit des clones partout en France. Une esthétique globalisée qu’on se laisserait bien aller à trouver moche, et qui se généralise depuis des décennies malgré la bonne volonté manifeste des municipalités de tous bords. Boudu a demandé à des universitaires, architectes, politiques, urbanistes et promoteurs leur avis sur la question. La plupart nous ont envoyés paître. Les autres avaient des choses passionnantes à dire, qui débouchent sur ce singulier consensus : la beauté n’est pas obligatoire, et la laideur pas une fatalité.

Que celui qui n’a jamais été ému par le spectacle du dôme de La Grave dans la lumière du soir jette la première pierre. Sous cet angle, difficile de ne pas    tomber sous le charme. Idem pour le reste du centre historique. Toulouse est une belle ville. Et la chose ne fait pas débat.
Des études récentes montrent d’ailleurs qu’un tiers des cadres parisiens sont prêts à quitter la capitale pour gagner le Capitole, d’abord pour son dynamisme économique, mais aussi pour sa beauté et son art de vivre. Sur les réseaux sociaux, la brique rose affole les compteurs. Les berges de Garonne font même partie des 10 sites les plus instagramés de France avec la tour Eiffel, les calanques de Marseille, le miroir d’eau de Bordeaux et quelques autres trésors nationaux. Sur les forums de nouveaux arrivants et les sites comme ville-ideale.fr qui ne sont pas connus pour la nuance et la pondération de leurs contributeurs,les critiques se concentrent sur la mentalité, l’insécurité ou la saleté de Toulouse, mais jamais sur l’esthétique de son centre historique.
Seulement voilà, cette passion pour la ville rose se cantonne au mieux aux anciens faubourgs en voie de gentrification, au pire à l’hyper-centre. Les nouveaux quartiers qui éclosent depuis des décennies sous la pression démographique croissante n’ont pas les mêmes attraits. Il faut reconnaître que pour l’essentiel, les Zac du type Borderouge, Andromède ou Cartoucherie présentent souvent un visage peu flatteur fait d’empilement d’édifices qui semblent issus du même moule et semés à la volée dans toutes les métropoles du pays.
Nombre de Toulousains le déplorent, au premier rang desquels Annette Laigneau, adjointe au maire chargée à la fois des politiques d’urbanisme à l’échelle de la Métropole, et de la procédure de classement du centre-ville de Toulouse au patrimoine mondial de l’Unesco : « C’est vrai qu’on voit pousser des horreurs standardisées. Parfois, quand je voyage, je tombe sur des publicités de promoteurs, et je me dis “ Tiens, j’ai déjà vu ça quelque part ! ”. Ces promoteurs font du tout-venant, du consommable. C’est à se demander si certains architectes n’ont pas des logiciels qui les pondent à la chaîne. Et la mairie ne peut pas faire du zèle partout. Ce qui défigure certains quartiers de Toulouse, ce sont les projets trop bavards, qui mélangent tout : la couleur, la pierre, la brique, la tuile, le bac acier… Alors qu’un beau projet, pour nous, c’est un projet sobre ».
Et la sixième adjointe de préciser que le beau est subjectif, que les critères de beauté varient d’une personne à l’autre, et qu’à trop prendre en compte cette notion, on finit par ne plus pouvoir mettre les gens d’accord. Le Manifeste pour un projet urbain au service des Toulousains, dévoilé par la Ville en avril dernier, est une illustration de ce parti pris. Ce document exhaustif, premier du genre dans l’histoire de Toulouse, détaille la vision municipale de l’urbanisme et fixe le cadre du développement de la cité pour le futur. Dans ses pages, aucune allusion directe à l’esthétique. Les maîtres-mots sont identité, solidarité, excellence, attractivité, convivialité, humilité, qualité de vie et qualité d’usage. En revanche, dans le dossier de presse de l’Office du Tourisme adressé à tous les journalistes de France, les références au beau sont légion. On y qualifie de « belles » les façades de la rue des Marchands, l’église Saint-Aubin, la halle de Saint-Cyprien ou les cariatides de Virebent, et on vante la « beauté » du Capitole et celle du patrimoine toulousain tout entier. On se trouve donc devant une cité bicéphale, avec d’un côté un discours sur le centre-ville taillé pour le beau et l’Unesco, et de l’autre une conception de la ville en développement focalisée sur la praticité et l’agrément.
Ce qu’Annette Laigneau résume en ces termes : « La notion de qualité d’usage prévaut désormais sur la beauté. Elle est devenue la condition essentielle du bien vivre. Ce qui est primordial pour une ville qui se développe, c’est que la qualité de vie soit maintenue. Que la ville soit pratique, qu’il y ait des services à proximité, des réseaux de transport efficaces et des cœurs de quartier vivants ».

 

 

Idées moches
En la matière, l’immobilier neuf est au diapason : pas une seule publicité pour un programme neuf actuellement à la vente ou en projet à Toulouse n’utilise la beauté comme argument commercial. Et si même les publicitaires s’en méfient, c’est que la question dépasse le cadre strict de l’urbanisme. On est là, en réalité, en plein dilemme philosophique, comme nous le confirme Aline Wiame, maître de conférences à l’université Jean-Jaurès et professeure de philosophie spécialisée dans les domaines de l’art et de l’esthétique. Bruxelloise fraîchement débarquée à Toulouse, elle semble apprécier l’esthétique de sa nouvelle ville de résidence, et s’étonne simplement de devoir y porter encore l’imperméable à la fin du mois de mai. « Contrairement au vrai et au bien, le beau est désintéressé. C’est ce que nous dit Kant. On peut démontrer le bien, le vrai, on peut faire des démonstrations de morale, mais on ne peut pas démontrer le beau. Il n’a ni pourquoi, ni parce que. Il est donc logique que ni les architectes, ni les urbanistes, ni les politiques n’intègrent cette question pour penser la ville. Dans un cahier des charges ou un rapport d’urbanisme, il faut pouvoir mesurer, quantifier, qualifier, argumenter. Vous imaginez, vous, un maire dire à un promoteur : “ Vous n’avez pas respecté le cahier des charges ! On avait dit du joli, hein, pas du moche ” !
Aline Wiame n’enterre pas la question du beau dans la ville pour autant. Elle explique que si nous percevons les façades haussmanniennes de la rue d’Alsace et celles de brique rose du quai de Tounis comme « belles », c’est d’abord par consensus culturel et par héritage de la conception athénienne du beau, fondée sur la symétrie, la régularité et l’harmonie. Et rappelle qu’aujourd’hui, dans l’art comme en architecture, ce consensus est battu en brèche : « Il y a un goût aujourd’hui pour ce qui est edgy, pour ce qui ressort, ce qui attrape l’œil. C’est ce qui choque, qui attire et qui surprend que l’on va retrouver au centre des conversations. Pas le beau classique et régulier ». Elle rappelle que, malgré tout, nous restons influencés par la pensée de Platon, pour qui le beau est du côté du bien. « Même si on sait que ce n’est pas vrai, on va toujours soupçonner quelqu’un qui a une sale gueule d’être un sale type. On peut imaginer que c’est la même chose en matière d’architecture. Qu’en cherchant le beau, les architectes feront automatiquement du fonctionnel, de l’agréable et du bon. Et qu’à l’inverse, en ignorant le beau, ils sont sûrs de mal faire. »


Voilà qui rejoint la théorie de David Orbach, un architecte parisien dont la conférence donnée en 2012 à l’université populaire de Caen sur la laideur de l’architecture contemporaine avait fait grand bruit. Il y confiait en introduction de son propos : « Je voudrais que l’on puisse arriver à dire, non pas : « l’architecture contemporaine est moche parce que je la trouve moche », parce qu’alors on nous rétorquera : « C’est votre avis, mais moi j’aime bien. Tous les goûts sont dans la nature ». (…) Mais que l’on dise plutôt que l’architecture contemporaine est moche parce que les idées qu’elle véhicule sont moches. Et là, nos arguments sortent du cadre subjectif pour devenir infiniment plus puissants ». Une sortie courageuse dont l’architecte semble avoir pâti, puisque son cabinet nous a signifié que David Orbach ne voulait plus parler de ce sujet, et qu’il avait fait retirer des sites de partage les captations vidéo de sa conférence.
Archi moche = idées moches, l’idée est séduisante. Hélas, elle s’effondre à l’écoute de cet argument de Frédéric Bonneaud, directeur du laboratoire de recherche en architecture de l’université Jean-Jaurès : « Il existe, au sud-ouest de l’Allemagne, un ensemble de bâtiments modernistes d’une grande sobriété, au dessin extraordinaire et d’un grand raffinement. Quand on est devant, on ne peut que reconnaître leur beauté. Pourtant, c’était le lieu de formation des officiers nazis. Si bien qu’on est tiraillé entre sa beauté objective et la laideur des idées qu’il véhicule ». Pour cet architecte et enseignant chapeautant le travail d’une cinquantaine de chercheurs et d’une trentaine de doctorants, le problème des nouveaux quartiers et des Zac n’a du reste rien à voir avec la laideur des idées mais plutôt avec le système bancaire et financier :  « Ce qui se construit massivement aujourd’hui à Toulouse, ce sont des opérations de gros promoteurs qui ont tous les pouvoirs, qui sont les seuls à être supportés par les banques, et qui produisent des milliers de logements chaque année pour répondre à une pression immobilière permanente. Ils reproduisent des modèles types. En visiter un, c’est les visiter tous. C’est un système très populiste. On va chercher un produit, un placement financier qui permet de trouver acquéreur. Pour changer les choses, il faudrait prendre davantage en compte le travail des architectes et moins la logique financière ».

Aline Wiame, professeure de philosophie spécialisée dans l’art et l’esthétique.

65 millions d’architectes
Depuis son bureau du siège de la Métropole, Annette Laigneau acquiesce : « La production de logements à Toulouse, c’est 83% de produits de défiscalisation. Et c’était encore davantage à notre arrivée au Capitole. On lutte contre ça. On a demandé aux promoteurs de faire en sorte qu’il y ait davantage de propriétaires occupants. Ils doivent faire 10% de prix maîtrisés et vendre à des accédants en plus de l’accession sociale ». 
Un rapport de force viril mais correct, qui semble porter ses fruits : « J’ai des rencontres régulières avec la Fédération des promoteurs immobiliers, je les côtoie et je ne cesse de leur dire que ce qui se fait est médiocre, même s’ils sont nombreux et qu’on ne peut pas généraliser. Ça les décourage parfois, mais c’est salutaire. On les accompagne. On négocie. On discute. On essaie de trouver des solutions. Ils ne sont pas brimés dans leur production mais encouragés à faire de la qualité. Toulouse, c’est 3 500 logements de plus par an. Les promoteurs ne peuvent pas dire qu’ils sont malheureux ! ». Une charte de qualité pour la construction serait même en cours de conception à la mairie, définissant la vision de la mairie.
De son côté, Patrick Saint-Agne, président de la section régionale de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), fait la moue : « Ce n’est pas parce qu’on fait de la défiscalisation qu’on fait un sous produit. Chez Saint-Agne Promotion, on est syndic et gestionnaire de nos opérations. Je construis et je reste avec des équipes dont le salaire dépend de la conservation des copropriétés. Ça ne marche pas si ça vit mal. Ma philosophie c’est d’avoir des appartements avec une bonne qualité d’usage, bien intégrés, avec un mélange subtil de sociologie et d’urbanisme. Voilà mon rôle. Pour le reste, l’esthète, c’est l’architecte ». Et dans un sourire, il renvoie les grincheux dans les cordes : « Bien sûr, il y aura toujours des gens pour dire qu’il fallait faire autrement. En France, il y a 65 millions d’architectes comme il y a 65 millions de sélectionneurs de l’équipe nationale de football ». Et Patrick Saint-Agne de s’inquiéter, in fine, de la globalisation qui veut qu’on trouve les mêmes immeubles dans les nouveaux quartiers de Paris, Nantes, Londres, ou Toulouse, comme on y trouve les mêmes fringues chez Zara et H&M.
Élément intéressant par ailleurs, la FPI remet chaque année plusieurs prix (Les Pyramides d’or) aux meilleurs projets de ses adhérents. Si l’esthétique a, depuis 3 ans, disparu de la plupart des critères de sélection, elle est de fait partout présente. Le mot « esthétique », comme adjectif ou comme nom, est omniprésent dans la brochure de présentation des lauréats 2017. C’est le cas notamment dans le paragraphe consacré à l’immeuble de Thalès, conçu à Labège par Pitch Promotion, et lauréat du prix de l’immobilier d’entreprise. La beauté, notion visiblement trop subjective quand il s’agit d’aménager les Zac, devient soudain, pour le haut du panier, parfaitement intelligible…

Promesse ténue
Parmi les lauréats de ces prix (celui de la mixité urbaine), un promoteur local attire l’attention pour son pédigree singulier et sa proximité avec les univers de l’architecture et de l’art. Il s’agit de Michael Merz, ancien handballeur semi-pro, fils et neveu d’architecte et petit-fils de Germaine Chaumel, modiste, pianiste et photographe toulousaine, qui fut correspondante locale pour le New York Times pendant la guerre de 40, et dont la portée esthétique des clichés est unanimement reconnue. Biberonné aux photos de son aïeule, dont les plus emblématiques habillent les murs du siège de son entreprise à Launaguet, Michael Merz a un avis tranché sur la question qui nous occupe : « Pour un promoteur de base, le métier consiste en un exercice de rentabilité dont l’immobilier est le support. Il va donc faire du standard pour viser large, pensant s’ouvrir de larges possibilités commerciales. Souvent, en plus, les promoteurs ne vivent pas dans du collectif et n’expérimentent pas la chose. Moi j’ai vécu dans du collectif jusqu’à 35 ans. Tous mes potes habitent en collectif. Je sais parfaitement à qui je m’adresse. Alors je préfère essayer de bien faire en m’adaptant à la demande, en m’intégrant à ce que j’ai autour et en travaillant sur une histoire, un contexte, une esthétique, des références… et un nom ! ». Et l’ancien arrière gauche du THB de s’amuser des « Clos machin » et « Jardins de bidule ». Sur la table basse, près de son bureau, parmi les livres de design et d’architecture, la plaquette d’un de ses derniers projets à la Cartoucherie, près de la future grande halle. L’esthétique est ultra référencée (brique, quartier de Dumbo à New-York, halls graffés, esthétique industrielle…) et le nom « Factory » étudié pour séduire une clientèle bien particulière à la recherche d’esthétique. « Les sept premiers acheteurs sont venus avant tout pour l’esthétique de la façade et la beauté de la future halle. Pour eux, c’était primordial. Ce n’est pas seulement la beauté comme un absolu, mais son intégration à une histoire, et un contexte. Et puis c’est aussi une question de coût. Entre une façade composée à 80 % d’enduit et 20 % de brique, et une façade composée à 80% de brique et 20 % d’enduit… il y a 600 000 euros de différence. » Et quand on lui demande si, de son point de vue, Toulouse s’enlaidit, le promoteur se montre plein d’espoir : « Des erreurs ont été commises un peu partout par les mairies de tous bords. Borderouge en est un parfait exemple. Mais les choses vont en s’améliorant. Je pense que la mairie actuelle va globalement dans le bon sens. Pour ce qui est de la précédente, j’appréciais beaucoup l’urbanisme de Pierre Cohen, mais je ne comprenais pas toujours ses choix esthétiques ». 

Pour un promoteur de base, le métier consiste en un exercice de rentabilité dont l’immobilier est le support. 
L’ancien maire de Toulouse, justement, témoigne de la difficulté de l’exercice du pouvoir municipal en matière d’urbanisme : « Bien sûr que j’ai des satisfactions et que je suis heureux du travail accompli. Je sais par exemple que le Parc des expositions sera une réussite esthétique comparé aux boîtes à savon qu’on voit souvent pour ce genre de sites. Même chose pour le bâtiment qui accueillera les machines de François Delarozière à Montaudran. Voilà des projets dont nous pourrons être fiers tous ensemble. Pour Borderouge ou la Cartoucherie, je peux dire qu’immeuble par immeuble, on a chaque fois choisi le meilleur projet, y compris sur le plan esthétique. J’ai d’ailleurs hâte de voir la Cartoucherie achevée pour pouvoir juger de l’ensemble. Mais il faut reconnaître que le rendu n’est pas toujours à la hauteur. Avec le recul, c’est un problème qui me taraude. J’ai de nombreux exemples de projets auxquels les citoyens étaient très attachés sur le papier, et qui les ont déçus une fois réalisés. Et là, le maire n’est pas plus avancé que le citoyen. Je ne dis pas que les promoteurs mentent, mais simplement qu’il existe un fossé entre la promesse et la réalité ». 

Annette Laigneau, adjointe au maire chargée de l’urbanisme

Beauté cachée des laids
Parmi les satisfactions de Pierre Cohen figure cet ensemble collectif de la Cartoucherie, reconnaissable à ses fenêtres en demi-lune. Si l’ancien maire de Toulouse en apprécie l’esthétique, les ouvertures et les ombres variant en fonction de la lumière et de la position du soleil, d’autres Toulousains l’ont posté sur le groupe Facebook public intitulé « Laideur de l’architecture contemporaine ».
Exerçant à Paris et formée à Montpellier, sa conceptrice, l’architecte Manuelle Gautrand, est notamment connue pour avoir réalisé le C42, le showroom Citroën des Champs-Élysées. Et quand on lui parle esthétique, elle répond qualité d’usage : « Ce qui m’énerve dans le débat actuel à Toulouse, c’est qu’on ne parle que des volets en demi-lune. Je n’ai pas envie de défendre mon parti pris esthétique. J’ai passé 4 ans à concevoir ce projet qui démultiplie les espaces extérieurs, qui parvient à se glisser dans un espace urbain complexe. Sa qualité d’usage est supérieure à celle des immeubles qui l’entourent. J’ai apporté un grand soin à son intégration dans le cahier des charges, à ses principes d’écologie douce et passive. L’immeuble est conçu pour éviter l’effet de masse et de densité, pour multiplier les surfaces privées extérieures, pour que tous les logements aient au moins une double exposition favorisant la circulation de l’air, et pour que le volet en métal favorise l’entrée de la lumière dans l’appartement en réfractant le soleil. Le tout en maintenant une grande qualité de matériaux ».

La notion de qualité d’usage prévaut désormais SUR la beauté. Elle est devenue la condition essentielle du bien vivre. 

Et l’architecte d’insister sur le fait que la beauté d’un immeuble dépend surtout de la qualité des matériaux et de leur pérennité : « Avant de discuter de la forme arrondie des volets, il faut accepter que l’esthétique passe par la pérennité. Un bâtiment sans trace de vieillissement au bout de 10 ans, c’est un bâtiment réussi ».
Nous voilà donc perdus, remis en question jusque dans nos certitudes, et ne sachant plus quoi penser de la beauté, de la qualité d’usage et de nos propres goûts. Nous n’aurions pas imaginé, en postulant simplement la beauté du centre-ville et la laideur relative des Zac, finir avec plus de questions que de réponses. « Rien que de plus normal, rassure Aline Wiame. Il n’est pas de ville belle en soi. La beauté des villes est une interaction complexe entre les murs qui l’abritent, les gens qui la font et ceux qui la vivent. » 

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Boudu est un magazine de société qui ambitionne de raconter Toulouse et sa région différemment. Généraliste et indépendant, il est distribué à 12 000 exemplaires dans la grande région toulousaine. Il s’agit d’un magazine de presse écrite, disponible chez les marchands de journaux. Il est édité par la Scop ARL Trente&Un, une coopérative fondée en 2014 par quatre journalistes toulousains.