Enquête

Thomas LoubersanesDe tous les combats

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le 13 juillet 2020 Temps de lecture : 4 min.
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D'enfant maltraité à champion adulé, Thomas Loubersanes est un exemple de résilience et de détermination. En 2019, il a même atteint une forme d'idéal en décrochant le titre de numéro 1 mondial toutes catégorie de jiu-jitsu brésilien. Performance inédite pour un Français,  et exploit savoureux pour ce Toulousain de 39 ans désormais fameux dans le monde fermé du combat libre. Preuve qu'on peut guérir de tout. Des blessures de la rotule comme des fêlures de l'existence.

Une grande bâtisse blanche dans une rue tranquille de Tournefeuille : le Sport Performance center, salle de coaching personnalisé fondée par Baptiste Hamid, l’ancien préparateur physique du Toulouse Football Club. À l'intérieur, un maillot de l'ancien milieu de terrain des Violets, John Bostock, trône parmi les rangées de poids et d’haltères. C'est ici que Thomas Loubersanes, 1,76m et 91 kg de muscles, nous a donné rendez-vous. Là même où il est venu chercher, au printemps dernier, un cadre, une méthode d’entraînement, et un nouveau départ.
Car devenir numéro 1 de jiu-jitsu brésilien, ce dérivé du judo et du jujitsu traditionnel, n'était pas son objectif initial. Pour ce qui devait être sa dernière année de carrière, l’athlète plusieurs fois champion d’Europe et du monde, voulait remporter la seule compétition qui lui a toujours échappé : l’ADCC. Ce prestigieux championnat, organisé tous les deux ans par l'Abu Dhabi Combat Club, qui fait office de Jeux olympiques pour les pratiquants de jiu-jitsu brésilien, sambo et autres sports de combat. Mais à une semaine du début de la compétition, le Toulousain se blesse. « La rotule qui se déboîte. Je dois renoncer à l’ADCC. J’ai du mal à admettre que tout se termine comme ça alors je cherche ce qui peut être encore mieux que de remporter cette compétition. C’est comme ça que me vient l’idée de devenir n°1 mondial toutes catégories confondues. J’étais alors 48e au classement. J’avais fait l’impasse sur quasiment cinq mois de saison pour me consacrer à l’ADCC. »
Thomas Loubersanes fait ses calculs, note les dates des tournois qui restent à disputer, vérifie le nombre de points qu'il peut grappiller. Il ne peut relever le défi qu'en les disputant et en les gagnant tous. « Vingt-trois tournois en six mois : c'était faisable. C'était fou ».
Baptiste Hamid est alors chargé de1

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