Récit

NaDa et Joël LécussanMyrys, l’Art du déménagement

Rédaction : Agnès BARBER,
le 3 juin 2021 Temps de lecture : 10 min.
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Sous le coup d’une fermeture administrative de son site des Ponts-Jumeaux, le célèbre collectif d’artistes autogéré Mix’Art Myrys se retrouve à nouveau à la rue après 15 ans d’aventures créatives dans ce hangar « hors-normes ». Boudu est remonté aux origines de cette épopée avec deux figures de la première heure, la plasticienne NaDa et l’incontournable porte-parole du collectif, Joël Lécussan.

« On entrait dans l’ancienne fabrique par un trou d’aération », se souvient en riant la plasticienne NaDa. Myrys, le fabricant de chaussures, a fermé son usine de la Patte-d’Oie depuis peu, laissant 10 000 m2 désaffectés. Une aubaine pour les squatteurs, sans-papiers, artistes et « habitants des marges », qui investissent les lieux en 1995. Comme de nombreux artistes, la trentenaire fraîchement débarquée du Sud-Est cherche l’espace en version XXL : « J’étais sur le projet de création d’une forêt, mais une forêt en 30 sur 20 cm, ça n’a pas de sens. Un paysage ça doit englober ! » L’usine attire inexorablement cette amoureuse du béton : « Une usine désaffectée garde l’âme des ouvriers qui y ont bossé. La végétation fendille le béton, et ça débouche sur autre chose… »
Sur les grands plateaux, des circassiens répètent, des peintres s’agitent, des sculpteurs tapent. La jeune artiste y trouve l’énergie du collectif : « Voir la création en train de se faire, se laisser lubrifier par l’énergie du groupe, c’est ça qui nourrit.  J’aime voir les gens batailler, chercher, affirmer leur personnalité. Si je suis seule, je me siphonne moi-même. C’était magique ces expos collectives. Toute cette émulation… », tout en concédant que la cohabitation avec les toxicomanes du squat n’était pas de tout repos : « Il ne fallait pas mettre d’argent potentiel sous leurs yeux. On ne pouvait pas laisser un bouquin d’art ! J’avais réussi à obtenir la clé d’un atelier fermé pour mes toiles. Il y avait ce côté totalement anarchiste, un peu trash… » Joël Lécussan, descendu de Paris pour mettre en scène un texte de Boris Vian, confirme : « Au début, c’était un squat dur. On avait un abonnement à l’hôpital Ducuing. Mais sans faire de la poésie de la misère, il y avait là des humanités magnifiques. Ça s’autorégulait : certains arrivaient à imposer une forme de respect. » Il évoque « cette solidarité du quotidien : pas d’eau, pas d’électricité, du froid… Ces lieux sont toujours à haut contraste thermique et… artistique ! »
Au départ très confidentiel, le site s’ouvre progressivement sur la ville grâce aux flyers et aux radios libres. L’usine, à l’origine, était traversée par une petite rue qui rejoignait la rue Adolphe-Coll et la rue Étienne-Billières. Les squatteurs rouvrent ce passage, permettant ainsi aux habitants du quartier de traverser le lieu. Une fausse inauguration de la ruelle, avec un faux maire, est même organisée.
Le carnaval qui n’existait plus à Toulouse, est relancé avec les écoles du quartier, pour « donner un coup de visibilité sur ces fêtes populaires transgressives, qui questionnent le pouvoir dans la ville » étaye Joël Lécussan. Un partenariat est noué avec le centre de réfugiés de Saint-Lys, en lien avec l’historique association Terre Blanque. Des artistes avec des univers un peu trashs interviennent : « Ça a opéré des rencontres extrêmement fortes pour ces artistes et ces mômes qui n’étaient pas forcément destinés à travailler ensemble … ». Patrick, l’un des sans-abris de Myrys avec sa peau de bête et son bâton de berger devient la mascotte des enfants. Azzedine, un sans-papier, fait un tabac en montant son salon de thé. Il deviendra plus tard l’un des piliers de la logistique Mix’Art Myrys.
Mais ce contexte de réalités sociales extrêmes, mêlant clandestinité, drogue, trafic et économie de survie agite la ville. Joël Lécussan se souvient : « Certains parlaient de nous comme des rats sortis des égouts ». « Dans La Dépêche, on nous traitait de hippies aux pieds nus », s’amuse NaDa. Mais dans le quartier populo de Saint-Cyprien, « les gens étaient plutôt tolérants. C’était moins gentrifié qu’aujourd’hui. On allait boire des coups au bar-tabac, qu’on appelait La Pologne, car il y avait toujours une queue pas possible. On organisait des expos au bar de la Loupiote. Une petite galerie-photos s’était montée rue de la République. Les prix du coin étaient encore accessibles. On a essaimé dans le quartier ! ». Et de citer tous les liens tissés avec les gens et les assos, « Articule dégrippant et la fameuse expo des 40 000 km de peintures, le squat de La Chapelle l’association Saint-Henry, le groupe de musique des Tortillas flat, l’artiste Nicolas Prima, Nosé, et tous les copains… une grande famille… J’ai gardé des liens avec des gens de cette époque, certains ont quitté la région. D’autres, malheureusement, sont morts. »

Années Baudis
NaDa avait décidé de s’installer à Toulouse, attirée par la catalanité de la ville rose et par tous « les faiseurs » comme elle les appelle. « En revanche d’un point de vue culturel, il n’y avait que quelques galeries qui se battaient en duel… » L’artiste décrit une époque où l’on jugeait que les Toulousains n’étaient pas encore prêts à se faire bousculer. Royal de Luxe « né à Toulouse », comme le rappelle l’élue Marie Déqué, avait dû s’enfuir à Nantes, après avoir « rôti » un bus de la Semvat à la broche. C’était « le bus de trop », plaisante NaDa. Joël Lécussan partage ce sentiment : « À cette époque, à Toulouse il n’y avait pas grand-chose : pas les Abattoirs, pas de grands centres d’art contemporain… et côté spectacle vivant, on parlait encore, au Capitole, de théâtre parlé ! ».
C’était les années Baudis. Un peu frileuses. La proposition Mix’Art contraste : « On accueillait des formes extrêmes, dérangeantes. Il y avait un sentiment de liberté assez rare et précieux » décrit Joël Lécussan. Mix’Art développe alors des liens avec des mouvements nés dans d’autres squats européens, notamment à Berlin et Barcelone : « Ces squats d’artistes partis d’Espagne et d’Italie, dans les années 80 étaient des mouvements très politisés. On était dans la pratique, le faire, et au cœur de la question des sans-papiers, du droit à participer, à faire la ville… »
Mais c’est finalement « la défense des murs » qui les pousse à officialiser le collectif, car l’un des deux propriétaires des anciennes usines de chaussures Myrys veut vendre. Il faut se structurer pour pouvoir discuter. En 1997 naît l’association Mix’Art Myrys, un nom donné en hommage à ceux qui tentent de sauver leurs moyens de production, en écho à la lutte des ouvriers de Myrys : « Les machines-outils étaient encore présentes », rappelle Joël Lécussan. Le graphisme du logo du collectif reprend la forme caractéristique de la fabrique, typique de l’architecture industrielle néo-flamande, associée à un poing levé. Le système d’autogestion pratiqué depuis plus de deux ans de façon empirique est entériné : « Responsabilité partagée, horizontalité, prise de décision collective par rapport à une ressource commune : le lieu ». Des débats animés se tiennent désormais tous les mardis soir, au cours de la fameuse AG, « l’apéro généreux », incontournable dans la vie myryssienne.

NaDa Joël Lécussan Myrys Boudu 58

Joël Lécussan, co-fondateur de l’association Mix’Art Myrys @Rémi Benoit

Mais le collectif ne fait pas le poids face aux appétits immobiliers : les deux tiers du site sont vendus et rasés pour un projet d’immeubles. Le site autogéré passe de 6 500 m2 à 3 plateaux de 500 m2, avec toutes les problématiques de promiscuité que la pluridisciplinarité peut engendrer. Ou comment un ensemble de percussions peut cohabiter avec une troupe de théâtre en pleine répétition. Nécessaire régulation.
Démarre alors la série des « occupations illégales et légitimes », qui devient le slogan et projet de Mix’Art. NaDa en décrit la stratégie : « On prend un lieu. On fait du buzz et on convoque le public et les journalistes. L’idée étant de forcer les pouvoirs publics à discuter ». Direction « le château d’eau », (pas la galerie photo actuelle, mais un espace situé face au théâtre Garonne), propriété de l’opticien toulousain Valentin. L’occupation prend fin rapidement sans accord trouvé mais en ne laissant personne fâché. « On y a même laissé une fresque de l’artiste Nosé sur un mur », se souvient la plasticienne.
Retour sur la base arrière dans ce qu’il reste de Myrys à la Patte-d’Oie et nouvelle cible : l’ancienne école d’agro à la Croix-de-Pierre. Un campus immense, avec amphis, ancien bassin de pisciculture et bocaux d’animaux flottant dans le formol : un décor digne d’un film d’horreur pour teenagers américains. Sans tout dévoiler, le collectif annonce, le 1er avril 1999, son intention d’ouvrir un lieu plus en adéquation avec le projet Mix’Art…tout en prenant le soin de préciser qu’il ne s’agit pas d’un poisson d’avril. « Pendant 3 jours, on a accueilli 9 000 personnes, prouvant notre légitimité auprès du public », se souvient Lécussan.
Expos, spectacles, concerts et frémissement d’intérêt et de dialogue avec les politiques sur fond d’enjeux électoraux ne suffiront pas : « On finit par libérer les lieux avec un accord oral de trouver une solution. On était un peu naïfs à l’époque ! » Direction, une nouvelle fois, la base arrière à la Patte d’Oie.

NaDa Joël Lécussan Myrys Boudu 58

NaDa, plasticienne @Orane Benoit

La jeunesse toulousaine s’encanaille

Alors que le dernier propriétaire de l’usine annonce son intention de vendre, Mix’Art prévient les autorités : le collectif va ouvrir un lieu et n’en sortira, cette fois, qu’avec une proposition de solution pérenne. Les artistes ne visent pas moins que l’ancienne préfecture de la rue de Metz : « Toutes les manifs passaient par là, les gens du Clandé -un bar clandestin mythique de Toulouse installé dans un ancien bordel- avaient déjà simulé une attaque lors d’une manif. » Le 9 janvier 2001, après « des repérages dignes d’une série B », un camion pénètre par l’arrière du bâtiment de la préfecture avec deux personnes cachées dans un faux-habillage sur le toit : « On était déjà dans le spectacle », rit Joël Lécussan. De son côté, l’artiste NaDa bloque la rue de Metz avec sa voiture, faisant semblant de déménager. Seul le petit noyau dur de Myrys est alors à l’œuvre : « Lors de la première occupation, on avait tenté la prise des lieux en collectif mais on s’était aperçu que ça pouvait virer à la colo de vacances » explique Lécussan. Le plan d’organisation est quasi militaire. Il faut très vite remplir le lieu, rencontrer les flics. Puis, passer des coups de fils : « Ça y est ! On est installés, on est à votre disposition pour discuter ! ».

NaDa Joël Lécussan Myrys Boudu 58
La discussion durera quatre ans et demi et commencera très vite, sur fond de municipales. « Je me souviens de la visite du candidat Philippe Douste-Blazy. En bas, on lui indique mon bureau à l’étage. Quand j’en sors, il est dans le couloir et sursaute, flippé. Il est venu seul, courageux. Il est en campagne. Il veut, pour la 4e vislle de France, un projet comme celui-ci, pluridisciplinaire, géré par des artistes… » De son côté, après quelques inévitables débats internes, le collectif s’engage auprès du mouvement des Motivé-e.s, collectif musical et politique né dans le sillage de Zebda, qui prendra part aux municipales de 2001 : « On se reconnaissait dans cette tentative de démocratie directe », justifie le porte-parole du collectif.
Ces quatre ans et demi d’occupation en hyper-centre sont pour les Toulousains l’occasion de découvrir ces artistes « des marges ». La jeunesse toulousaine s’encanaille et vient se frotter aux esprits libres, tendance anar. Le groupe emblématique de Mix’Art Crash tes couilles fait jumper son public malgré la faible hauteur de plafond de l’ancienne cafétéria, transformée en salle de concert. C’est cette période de l’histoire du collectif qui est brocardée dans un truculent épisode de l’émission Strip Tease sur France 3. Marianne Neplaz, assistante de réalisation de ce docu de 56 minutes se rappelle : « Il y avait là tous les ingrédients d’une bonne histoire : Joël Lécussan, une personnalité charismatique, des bourgeoises guindées et excédées, une jolie commerçante située pile en face de l’entrée du squat, mais symboliquement de l’autre côté de la rue, déchirée entre coup de cœur pour Joël et colère, toujours une main sur le téléphone pour appeler les flics. Tout ça dans un décor magnifique qui appartient à l’État : l’ancien Grand Hôtel et sa verrière somptueuse. »


En lien avec cette nouvelle visibilité, le contexte se fait plus favorable. C’est la reconnaissance de l’intérêt de ces lieux de création qu’on appellera « Les Nouveaux Territoires de l’Art ». Marie Déqué, élue en charge de la culture au moment des faits, témoigne : « C’était un lieu en mouvement et c’est ça qui est intéressant dans ce type de fabrique. Il en sortait des choses, notamment dans le domaine du graff. » Joël Lécussan confirme : « Les gens suivaient, c’était dans l’air du temps. » Pour preuve la sortie du rapport du Ministère de la Culture, intitulé « Friches, laboratoires, fabriques, squats, projets pluridisciplinaires, une nouvelle époque de l’action culturelle », qui mentionne à Toulouse Mix’Art Myrys, aux côtés de l’Usine et de la Grainerie, comme faisant partie des lieux essentiels à la diversité du paysage culturel contemporain. Une belle avancée sur le chemin de la reconnaissance.
Mais désormais au large dans les 5 étages de l’hôtel haussmannien de la rue de Metz, Myrys se dilate : « On était passé à 450 artistes. Il fallait rentrer des gens pour occuper les lieux ! On a structuré l’accueil avec des référents par pôle. Tout le monde voulait avoir son atelier en ville ». La sélection ? Très peu, à priori, selon le porte-parole du collectif : « Mais on savait suggérer à ceux qui étaient là en touristes qu’il valait peut-être mieux libérer une place pour quelqu’un d’autre. » NaDa appuie : « Il n’y a jamais eu de sélection sur l’excellence. On peut faire des commissariats d’art pour des événements ou une exposition, mais si on commence à privilégier une chapelle, on se prive de certains inattendus. »

Les anars à la Préfecture
À cette époque, les sans-papiers sont moins présents, sans doute à cause de l’aspect repoussoir de l’ancienne préfecture. La nature des artistes change du fait de la configuration de l’espace : « Certaines pratiques qui ont foutu le camp. Moins de grandes constructions, plutôt de la microédition, de la couture, du graphisme, des petites formes théâtrales », décrit NaDa car les ateliers installés dans les anciens bureaux des étages sont une succession de petits espaces contraints. « Un lieu pas vraiment adapté au projet », souligne à ce sujet Marie Déqué. Tout le rez-de-chaussée, avec ses vitrines, est dédié à l’accueil du public. L’imposant guichet qui domine le hall d’entrée se révèle être le décor de rencontres improbables, car nombreux étaient « les Toulousains qui pensaient venir chercher leurs carte grise… et qui se demandaient où ils étaient tombés ! Cela nous a inspiré un projet que l’on a développé par la suite, Les rencontres fortuites », sourit Joël Lécussan. « La centralité favorisait une forme de porosité au cœur de la ville mais il faut reconnaître que le contact restait difficile avec nos voisins directs. »
Mix’Art a beau inviter les riverains à l’apéro, peu se déplacent : « Ils voulaient surtout nous dégager. Ils évoquaient le bruit, cette faune « qui faisait tache ». L’avantage c’est que grâce à nous, ils se sont structurés en association ! ». Les salles de concert sont néanmoins insonorisées à grands renforts de vieux matelas pour que le son du rock électronique de Punish yourself ne fasse pas vriller les sonotones des mamies d’à côté.
« Sécuriser un tel lieu avec autant de public au centre-ville, c’était hyper stressant », avoue NaDa. Tous les soirs, « le noyau dur » patrouille pour faire le tour des 5 étages. « Le problème c’est que ce sont les mêmes personnes qui tiennent le bar et qui gèrent la porte ». Le public est omniprésent… presque trop : « Quand il y a trop de diffusion, c’est compliqué de faire de la création ». À la lumière de ses 26 ans passés dans le collectif, elle analyse : « On a eu trop de gens nouveaux d’un coup. Il faut des temps de synchronisation. On a commencé à avoir des problèmes de communication, car une A.G à 450 personnes où il faut respecter les tours de parole, ce n’est plus une petite discussion… » Pour tenter d’y remédier le « Dur d’Oreilles », un magazine de com’ interne est même créé. Bref, l’organisation n’est pas simple mais le lieu tient jusqu’en avril 2005 où Nicolas Sarkozy, aux manettes de l’Intérieur, se met en tête de régler le problème. Il va donc falloir évacuer… et trouver un nouveau point de chute.

NaDa Joël Lécussan Myrys Boudu 58
Les visites se multiplient, en vain. Marie Déqué raconte : « On en a cherché des espaces mais cela ne leur allait jamais. Mais il faut les trouver, les mètres carrés au cœur de la ville ! » Joël Lécussan n’est évidemment pas du même avis : « On voulait nous envoyer loin de tout, nous couper du public, dans des zones hyper mal desservies, comme celles du Chapitre ».
Pour NaDa, il y a eu trop de temps passé à défendre les murs ou à trouver un lieu. Sans compter que cette quête permanente de la légalisation « ne plaisait pas à tout le monde en interne ».
Finalement un compromis est trouvé au 12 rue Ferdinand-Lassalle. « Le site était accessible facilement, dans ce quartier des Minimes en pleine rénovation, qui donnait tout son sens aux liens avec les publics. » Personne n’est cependant dupe à propos du caractère hors-normes du bâtiment. La dernière fête d’adieu à la préfecture, intitulée « Le grand déménagement », a lieu le 22 mai 2005.

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